Le GSVQ dans les médias
de 2003 à 2006
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- 2006 - §
Le Soleil du 9 juin 2006 : Non à l'abandon
du protocole de Kyoto au Canada §
Le Soleil du 15 novembre 2006: L'incontrôlable
impulsion d'acheter et Des stratégies pour enrayer
l'impulsion, intervieuw avec Danielle Deslauriers,
animatrice du groupe de partage du GSVQ pour acheteurs compulsifs §
LeSoleil du 20 décembre 2006: Un Noël de simplicité volontaire: des fêtes pas compliquées. - 2003 et 2004 - §
Le Soleil du 13 décembre 2003 : Un Noël fêté autrement §
Le Soleil du 18 décembre 2003 : Pour
des traversiers gratuits à Québec §
Le Soleil du 22 avril 2004 : La gestion
des déchets à Québec - Valoriser la récupération, mais pas par un écocentre §
Le Soleil du 26 avril 2004 : Adeptes de
la simplicité volontaires - Le mouvement doit se multiplier pour survivre
(colloque 2004) §
Le Soleil du 30 avril 2004 : Objectif
collectif - la richesse ne donne pas le bonheur §
Le Devoir du 3 août 2004 : Un projet
insensé : le bouclier antimissile américain - Textes - Non à l'abandon du protocole de Kyoto au Canada LeSoleil , Opinion du lecteur, 9 juin 2006 Connaissant
les conséquences dévastatrices dues à l'augmentation des gaz à effet de serre
(GES), nous sommes révoltés de constater que le gouvernement conservateur
ne compte pas respecter le protocole de Kyoto, signé par le précédent
gouvernement. Même si chacun a un rôle individuel important à jouer dans la
diminution des GES, il est du devoir du gouvernement d'instaurer des lois
pour réduire les émissions des GES, comme le Canada s'y est engagé en 1997. Dans
notre société de profits et de consommation où le confort et l'individualisme
sont si présents, des mesures radicales doivent être prises pour inciter et obliger
les entreprises et les citoyens à adopter de nouveaux comportements face à un
écosystème en changement brutal. Diminuer
les émissions des GES n'est pas utopique car certains pays d'Europe y sont
parvenus, alors qu'attendons-nous ? A quoi sert de vouloir une croissance
économique infinie si nous sacrifions l'avenir de nos enfants ? Nous
demandons donc à M. Harper d'agir pour une société plus durable. Les
7 membres de l'Atelier d’introduction à la simplicité volontaire de Québec François
Beaudoin Nathalie
Chataignier Dorothé
Couture Huguette
Vaillancourt Isabelle
Robitaille Alexandre
Dumas Pascal
Grenier L'incontrôlable impulsion d'acheter Louise
Lemieux Le
Soleil, Québec 15 novembre 2006, page A-10 Noël approche. Dans
quelques semaines, les centres commerciaux seront pris d’assaut. Les
acheteurs compulsifs s’en donneront à cœur joie. Peut-être même que leur
trouble sera moins apparent. Mais à vrai dire, les acheteurs compulsifs n’ont
pas besoin de Noël pour se ruer dans les magasins... Quand François va au
Dollorama, il est au septième ciel. Il fait le tour des rayons. Que c’est
beau ! Que c’est mignon ! Que c’est donc pas cher ! Et hop ! dans son panier.
« François achète
pour ne pas sentir sa souffrance intérieure. Pas besoin de dépenser de gros
montants pour être acheteur compulsif. C’est quand il y a un malaise avec les
achats que ça devient problématique. D’ailleurs, François le dit lui-même :
avant, il aimait ça acheter, maintenant, il n’est plus à l’aise avec ça »,
explique Danielle Deslauriers,
thérapeute en relation d’aide pour le groupe de Simplicité volontaire de
Québec. Chaque semaine, Mme Deslauriers réunit une demi-douzaine
d’acheteurs et d’acheteuses compulsifs. Durant deux heures, ils parlent de
leurs liens troubles avec la consommation. « C’est un groupe de partage. Ce
n’est pas une thérapie, mais les rencontres sont thérapeutiques », fait Mme
Deslauriers. « Notre groupe, c’est un
espace d’accueil, où il n’y a pas de jugement. Les gens sont libres de parler
ou de se taire. Mais c’est un moment pour eux de se déposer. Ce faisant, ils
peuvent toucher à leur angoisse du j’ai loadé toutes mes cartes de crédit. Je
suis là pour les accueillir. Notre groupe, c’est un endroit confidentiel,
sécurisant, où tous les participants vivent le même problème », explique la
thérapeute. **** Des stratégies pour enrayer l’impulsion Louise Lemieux Le Soleil, Québec
15 novembre page A-11 Pour se débarrasser de l’impulsion d’acheter, il
faut en premier lieu trouver des stratégies pratiques et soigner le sentiment
profond qui provoque cet élan incontrôlable. Dans un deuxième temps, l’acheteur devra
comprendre les sentiments qui ont provoqué son trouble, s’en libérer, se
ressourcer. ----------------- Un Noël de
simplicité volontaire : des fêtes pas compliquées Francis Higgins Le Soleil Collaboration spéciale Québec Sous le sapin de Pascal Grenier,
un adepte de la simplicité volontaire, on ne risque pas de trouver de
PlayStation 3. Ça ne veut pourtant pas dire que sa famille et lui ne se
gâtent pas pour Noël. Il fait souvent
cadeau de son temps : prendre un instant pour cuisiner des mets pour
d’autres, ou réserver un moment pour une activité avec un ami ou un parent.
Ses idées préférées : remettre à son enfant un livre contenant ses recettes
favorites ou encore prendre du temps pour lui apprendre à bien investir son
argent. Simple mais pas austère Et pour les repas de
Noël, c’est la formule du pot luck qui prévaut : chacun apporte une partie du
repas. Cyberpresse : mardi 19 décembre
2006 LeSoleil (copie papier) : mercredi 20
décembre 2006 - 2003 et 2004 - Le Soleil Noël:
Lanthier, Manon Nous
abordons le dernier droit avant Noël. Et la liste des tâches à faire n'en
finit plus de s'allonger, tout comme la liste des cadeaux à dénicher ! Il est
pourtant possible de s'en sortir sans y laisser sa raison, ni son compte en
banque. Il y a également moyen de vivre cette période de réjouissances avec
une tout autre approche. LE SOLEIL publie aujourd'hui le troisième et dernier
texte de sa série visant à vous proposer des pistes et des trucs pour
profiter pleinement de cette période de réjouissances. Un
Noël simple, c'est possible. Il suffit d'en avoir la volonté ou plutôt... la simplicité volontaire
! Inutile de courir chercher vos bas de laine et vos sandales. La simplicité
volontaire ne réside pas dans le granola et le macramé. Elle n'est pas
non plus synonyme de privation et d'autarcie sur une terre reculée de
campagne. La simplicité volontaire, c'est avant tout la recherche de l'équilibre.
Équilibre entre désirs et besoins réels, entre travail, loisirs et famille,
entre les riches et les pauvres. C'est
un mode de vie qui a sûrement autant de définitions qu'il a d'adeptes. Pascal
Grenier est le responsable du Groupe de simplicité
volontaire de Québec, fondé en 2001, et qui compte maintenant plus
de 400 membres dans la région. Sa maison est coquette, peinte en bleu avec
des pierres des champs, tout près de la grande côte de Beauport. Rien qui
annonce un mode de vie différent. Un abri d'auto, une voiture... À
l'intérieur, les planchers ne sont pas en terre battue, mais en tuiles de
céramique et en bois. "On
associe la simplicité volontaire à la
pauvreté, au dénuement excessif", dit-il. Il n'en est rien. Il faut
avant tout éviter la surconsommation. "C'est une recherche de la juste
mesure, explique M. Grenier. Il faut satisfaire nos besoins raisonnables
plutôt que consommer selon nos moyens. Ce qui est raisonnable pour moi, n'est
pas la même chose pour toi. Moi, j'aime le vin, mais je ne voyage pas en avion
parce que je trouve que c'est trop polluant." Acheter
usagé ou équitable
C'est bien beau tout ça, mais comment apprêter la simplicité
volontaire à la
sauce Noël ? "Le temps des Fêtes est l'illustration de la consommation.
Tout ce qu'on pense à acheter comme cadeau, c'est un objet neuf, qu'on
emballe dans du beau papier neuf, déplore Pascal Grenier. On ne pense pas à
donner de l'usagé, du temps, un service. On veut donner de belles choses pour
montrer nos sentiments. On axe sur la consommation à outrance." Donner
des objets usagés, ça ne veut pas dire se débarrasser de ses vieilles
affaires. L'an dernier, Pascal Grenier et sa conjointe, Monique Tardif, n'ont
rien acheté de neuf à leurs enfants respectifs. David a reçu une caméra
vidéo, Guillaume, une trompette, les autres, des antiquités dénichées lors
d'un encan, en novembre. Cette
année, le couple se tourne vers le commerce équitable. Tant qu'à acheter
neuf, au moins, leur consommation aura un impact social. "C'est la voie
privilégiée pour le développement des pays en sous-développement. On donne un
juste prix pour le même travail et les mêmes produits, soutient l'ancien
ingénieur du ministère de l'Environnement. Ça doit passer par là." Et
la gamme des produits équitables est plus variée que le café ou le chocolat.
"Nous sommes allées à la boutique Équimonde, raconte-t-il. On a fait nos
emplettes de Noël là. Ce n'est pas grand, mais on n'est pas parti avec des
idées de cadeau en tête. On s'est dit, on va voir à la boutique ce qui
pourrait intéresser les enfants. Une fois, on a acheté pour 150 $ !" Emballages
et décorations Et
ils n'emballeront pas leurs présents dans des papiers métalliques, mais
plutôt dans du papier recyclé ou des sacs cadeaux récupérables. "On peut
aussi utiliser les emballages de feuilles pour les photocopieurs que les
enfants colorient ou les pages de bandes dessinées dans le journal." La
simplicité volontaire s'applique
aussi aux décorations. Il n'y a pas de gros bonhomme de neige en toile muni
d'un système de soufflerie et d'une lumière devant la maison des
Grenier-Tardif. "On récupère les décorations des années passées, on ne
suit pas la mode, affirme M. Grenier. Je n'ai pas de sapin en fibre optique.
Quand j'ai vu ça, je me suis dit : v'la les nouvelles technologies dans les arbres
de Noël ! C'est comme les glaçons de lumières, là tout le monde en a et ça va
être remplacé par autre chose l'année prochaine ou dans deux ans." Pour
le fameux sapin de Noël, le Groupe de simplicité
volontaire a établi une entente avec un producteur agricole de
l'île d'Orléans. Les familles peuvent couper leur arbre sur sa terre au coût
de 12 dollars : "Ça évite d'acheter des arbres qui ont été cultivés avec
plein de pesticides, d'insecticides et d'engrais chimiques pour avoir la
forme parfaite." Et ça permet de créer de beaux souvenirs ! D'autres façons de fêter
autrement Vous
avez plutôt le coeur à dépoussiérer les traditions de Noël cette année ? Il y
a plusieurs façons d'y arriver. Côté
changement, un Noël sous les palmiers est nécessairement le dépaysement par
excellence. Si le sud est à la portée de votre bourse, les destinations les
plus courues sont la République dominicaine, le Mexique et Cuba. Mais cette
option n'est pas très tendance dans la capitale : "Noël n'a jamais été
notre plus grand vendeur, explique Johanne Tétrault de l'agence de voyages
Laurier Du Vallon. Les gens de Québec sont des gens qui fêtent en
famille." Certains vont plutôt recréer le sud à petit prix dans le salon
familial : même la dinde aura un autre goût en bermudas sur une chaise de
plage, alors qu'il fait - 40°C dehors. La
bouffe est souvent l'élément clé de toutes les réceptions. Ce n'est pas pour
rien que les inscriptions au gym et aux groupes d'amincissement montent en
flèche en janvier ! La table peut donc devenir scène de changement, si le
ragoût de pattes cède sa place à un mets traditionnel d'une autre communauté
ethnique. Internet regorge d'exemples de traditions polonaises, espagnoles,
mexicaines... À la Guadeloupe, c'est le cochon qui occupe le centre de la
table, au Portugal, la morue, la raie et les beignets de citrouille. Il y a
en a pour tous les goûts, à vous de donner un air exotique à la fête. Même
seul, il y a moyen de souligner Noël dans la joie. Certains bars organisent
des réveillons pour les personnes seules. Pas envie de sortir ? Depuis sept
ans il y a un chat-o-thon dans Internet qui permet de jaser avec des gens de
partout. Pour s'inscrire à ce marathon de clavardage, il suffit de se rendre
à l'adresse psychomedia.qc.ca. Une
bonne façon de partager l'esprit de réjouissance des Fêtes est de donner de
son temps. Ça peut sembler moralisateur, mais faire du bien, ça fait du bien
! Les occasions de s'adonner au bénévolat sont nombreuses : l'Opération Nez
rouge (www.operationnezrouge.com ou 653-1492) a toujours besoin de renfort la
veille et le jour de Noël, plusieurs paroisses organisent des activités, tout
comme les refuges pour sans-abri et organismes de charité. Il suffit de se
renseigner, la main tendue sera vite saisie ! Trop
plein de béton et ras-le-bol du rythme de vie effréné de la ville ? Prenez le
chemin des bois. De plus en plus de familles décident de louer un chalet dans
une pourvoirie et de profiter des activités de plein air qu'elles offrent :
ça creuse l'appétit pour la bûche de Noël ! Il y a plusieurs endroits où
s'évader à proximité de la région. Décrochage garanti ! Quelques adresses
: Groupe de simplicité volontaire de Québec, (pour se procurer
la brochure ou pour informations) : 660-5579 ou de préférence par courriel à
moncot@oricom.ca. Produits équitables : Boutique Équimonde,
365, Boul. Charest Est, 647-5853 Plan Nagua, 2350, Av.
du Colisée, 521-2250 La Brûlerie de Café
de Québec, 575, rue St-Jean, 529-4769 Produits récupérés : Bouquinerie Trait
d'union, Place Fleur de Lys, 682-8888 La Commode, 1500, av.
D'estimauville, 660-6000 La P'tite Fabrique,
3275, ch. Royal, Beauport, 660-7086 Réseau des
ressourceries du Québec (pour identifier la plus près de chez vous), (514)
875-5869 Recyc-Québec tient
une liste d'autres commerces qui offrent de tels produits, 643-0394 Plein air : Fédération des
pourvoiries du Québec, 1-800-567-9009. (Leur brochure est en vente dans les
magasins Canadian Tire et Wal-Mart au coût de 3,95 $) Forêt Montmorency,
846-2046 ou www.sbf.ulaval.ca/fm Parc national de la
Jacques-Cartier, 528-8787 Tourisme Québec,
1-877-266-5687 Autocueillette des
arbres de Noël : M. Marc-André Paquet,
2470, ch. Royal, St-Pierre, île d'Orléans, 828-9981 ----------------- Le Soleil Pour des traversiers gratuits Grenier, Pascal Les
traversiers Québec-Lévis sont désertés. La semaine dernière, à la traversée
de 22 h, il n'y avait que trois autos qui arrivaient et quatre qui partaient.
À 17 h, soit à l'heure de pointe, à peine 25 autos, pour un traversier qui
peut en contenir 55. Un téléphone à la Société des traversiers révèle que la
moyenne d'utilisation est de 13 autos par traversée. Tout ce matériel et tout
ce personnel pour si peu d'efficacité, cela choque mes principes de simplicité volontaire et de contribuable. Alors,
voici quelques idées susceptibles d'améliorer La
gratuité du service amènerait sûrement comme bénéfice un accroissement de
l'achalandage, une augmentation des échanges entre les deux rives, une
réduction significative des dépenses des gens devant traverser régulièrement,
une réduction du gaspillage de pétrole et de la pollution des gens qui
choisissent actuellement de "faire le tour par les ponts". Nos
gouvernements, cherchant des façons de réduire l'effet de serre à bon compte,
pourraient y trouver là une façon facile et économique de le faire. Bien
sûr, nous nous posons tous la question : comment se paiera le trou de On
peut imaginer facilement que plusieurs personnes prendraient l'habitude de
déjeuner ou encore liraient le journal en prenant un café, s'il y avait un
restaurant à service rapide et à prix abordable à bord. Or, il y a quelques
années, on a remplacé les restaurants par des machines distributrices. S'il y
avait plus de monde, un restaurant pourrait devenir une source de revenu
plutôt que de déficit. Actuellement, il passe 1 600 000 personnes/an sur les
traversiers. Considérant une marge de profit de 40 à 50 % d'un tel type de
restaurant, c'est donc un revenu de quelques millions $ qui serait un estimé
raisonnable. On pourrait même explorer d'autres sources de revenu comme la
négation d'entente d'aide à la réduction des gaz à effet de serre dans le
cadre des engagements des gouvernements, à la suite du Protocole de Kyoto. Voilà
donc le fruit d'une courte réflexion. Toutefois, je suis persuadé qu'il y a
possibilité d'améliorer la situation de façon importante en s'y penchant plus
à fond. Chose certaine, le gaspillage actuel est tout à fait inacceptable.
Est-ce possible qu'en mettant le service gratuit, ce soit plus rentable pour
tout le monde ? L'auteur
est écologiste. Il habite Beauport ----------------- Le Soleil La gestion des déchets : Valoriser la réutilisation, mais pas par un
écocentre Le
Groupe de simplicité volontaire de
Québec (GSVQ) a formé un comité d’analyse du projet de plan de gestion des
matières résiduelles (PGMR) de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ),
dans le cadre de la consultation publique sur cette question. L’analyse
détaillée sur le réemploi sera déposé prochainement à la commission de la
CMQ. Le
réemploi permet de réduire considérablement les matières résiduelles tout en
permettant de se procurer des biens à peu de frais. Il présente des
forces : ainsi les gens ont pris l’habitude de donner leurs surplus à
des organismes d’entraide et d’économie sociale et ces groupes sont nombreux
dans le milieu. Les marchés aux puces, ventes de garage, les petites annonces
ou de simples dons à un proche sont autant de réemplois. On peut faire des
guenilles avec la literie usagée, réutiliser les sacs d’épicerie pour les
ordures, congeler des aliments ou faire des semis dans des contenants vides,
etc. C’est du réemploi. Mais
il comporte aussi des faiblesses, la principale étant le peu de dynamisme des
ventes d’articles usagés. Beaucoup d’objets donnés aux organismes deviennent
des déchets ou sont revendus à des compagnies qui n’en font pas toujours un
usage optimal. Le peu d’intérêt des consommateurs pour les objets usagés est
causé par le mépris pour les vieilles choses, la croyance que les magasins
communautaires sont uniquement destinés aux pauvres, l’aspect rebutant de
certains commerces, etc. De plus, ces organismes dépendent des subventions
pour survivre. Le réseau est désorganisé et beaucoup d’organismes
fonctionnent en vase clos. Finalement, beaucoup d’objets donnés sont fragiles
et difficiles à conserver. Dans
son projet, la CMQ fait surtout état de deux propositions, soit la collecte
des matières dans 11 écocentres et le programme général d’information et de
sensibilisation. La centralisation de la collecte des articles destinés au
réemploi dans les écocentres, puis la « réallocation » des objets
aux organismes caritatifs par la suite, peut paraître à première vue
séduisante pour ordonner les opérations. Toutefois, cette approche
structurante est tout à fait déconnectée des besoins des organismes et elle
manque de sens pratique. Même si des améliorations sont nécessaires pour la
collecte des surplus domestiques, les organismes ne souhaitent pas cette
façon de faire, qui introduirait un intermédiaire moins motivé pour manipuler
ces objets disparates, sans emballage adéquat et souvent fragile : et
qui hériterait de la bicyclette presque neuve ? du fauteuil déchiré ? Voilà
un beau nid de discorde pour des organismes qui ont plutôt besoin de
s’entraider ! De plus, les citoyens ne choisiraient plus l’organisme à qui
ils donnent leurs surplus. La
proposition additionnelle de la CMQ, soit l’octroi de fonds pour le programme
de sensibilisation, peut être approprié, mais il devra être orienté pour
répondre à la principale problématique du réemploi, soit la dynamisation des
ventes. Pour ce faire, la CMQ devrait se positionner clairement en faveur de
ce type de commerce et, dans ses campagnes promotionnelles, en faire valoir
les avantages (réduction des déchets et autres bénéfices pour
l’environnement, économies pour les acheteurs, plus grandes possibilités de
réparation des objets, achats locaux, encouragement des organismes
humanitaires, etc.) L’allocation d’espace publicitaire gratuit dans les
médias et sur les babillards dans les bâtiments des villes sont des moyens
concrets à la portée des mandataires de la CMQ pour réaliser cet objectif. La
CMQ pourrait aider les organisations impliquées dans le réemploi en allouant
une compensation financière correspondante aux coûts de gestion des matières
résiduelles déviées de l’incinération, en fournissant des locaux (le
recyclage de certaines églises, par exemple) et du matériel excédentaire des
villes (meubles, ordinateurs, camions, etc.), par des exemptions de taxes,
l’organisation de sessions de formation pour les gestionnaires et les
employés des organismes, en favorisant la collaboration entre les acteurs,
etc. Le
réemploi permet de grands espoirs dans la prévention des déchets, mais ce
domaine est fragile, mal exploité et peu aidé dans la région de Québec. De
plus, les orientations actuelles du projet de PGMR, et particulièrement celle
des écocentres, ne concourra pas à améliorer la situation mais peut, de toute
évidence, mener à sa détérioration. Les auteurs sont membres du Comité de gestion des
matières résiduelles du Groupe de simplicité volontaire de Québec ----------------- Le Soleil Adeptes de la simplicité volontaire Normandin, Pierre-André La simplicité volontaire est à la croisée des chemins.
S'il souhaite produire plus qu'un simple effet de mode, le Réseau québécois
pour la simplicité volontaire doit quintupler le nombre de ses membres
pour survivre. C'est du moins ce qu'avance celui qui a importé le concept des
États-Unis en 1985, Regroupant à l'heure actuelle un peu plus de 200 personnes, les
organismes qui en font la promotion au Québec devront en compter plus de 1000
d'ici deux ans pour assurer leur autonomie financière. Pour l'instant, ils
sont tributaires des dons du public, une source de financement trop instable.
L'enjeu est de taille selon M. Mongeau puisqu'il en va également de l'avenir
de la planète. "On consomme présentement comme si nous avions deux
Terre." Selon ce résidant de l'île d'Orléans, les citoyens ne doivent
rien attendre des gouvernements. "Le Protocole de Kyoto est un bon
exemple. Les États-Unis ont refusé de le signer et rien n'a été fait depuis. Il
ne faut pas attendre les solutions d'en haut." Même si Un colloque sur la simplicité volontaire s'est
d'ailleurs tenu cette fin de semaine à l'Université Laval où plus d'une
centaine de personnes sont venues en apprendre davantage sur ce mode de vie. Cinq organismes de la région de
Québec ont d'ailleurs exposé concrètement comment ils appliquaient cette
idée. "Si
on reste isolés, ça ne donnera rien", dit Selon
M. Mongeau, l'obsession du matérialisme engendre des conséquences néfastes
pour la santé. "On me parlait il y a quelques années que nous allions
vivre dans une société du loisir. Au contraire, il faut travailler de plus en
plus pour en profiter. Et comme on travaille, on n'en profite pas !" PANormandin@lesoleil.comn ----------------- La richesse ne donne pas le bonheur Le Soleil Il y a un
mois, M. Alain Dubuc, président et éditeur du SOLEIL, nous a fait sa
démonstration, en page Opinions, de ce qu'il propose comme objectif
collectif, soit : l'augmentation du niveau de vie et la création de richesse.
Pour y arriver, il suggère une "révolution" dans les valeurs, les
attitudes et les comportements, passant par une "réactualisation"
du modèle québécois et ce qu'il appelle "une approche équilibrée"
entre le développement économique et les objectifs sociaux, dont la clé est
la valorisation de l'esprit d'entreprise. Bien que nous ne valorisions pas la pauvreté, nous ne
croyons pas qu'il soit souhaitable de se fixer comme principal objectif
collectif, l'augmentation du niveau de vie et la création de la richesse, et
ce pour trois raisons principales. La première réside dans le fait que notre niveau de vie
actuel n'est pas atteignable par l'ensemble des humains de la planète (il faudrait 4,7 planètes pour
ce faire, selon les travaux sur l'empreinte écologique de 1999). De même,
notre niveau de vie n'est pas soutenable à long terme car, même actuellement,
dans bien des domaines, nous puisons dans le capital-nature plutôt que de ne
prélever que les intérêts. N'a-t-on pas déjà surexploité, à maints endroits,
les pêches, les forêts, l'agriculture, etc ? La deuxième raison est que la richesse ne donne pas le
bonheur. En effet, il est démontré, par
de très nombreuses études, qu'au delà d'un niveau de vie permettant de
satisfaire ses besoins de base et un peu plus, il n'y a pas de corrélation
entre l'accroissement de richesse et bien-être des individus. Les
milliardaires cupides sont-ils plus heureux? L'attitude entretenue, tant par les individus que
les syndicats et les sociétés, de se comparer à plus riches que soi et
vouloir avoir ce que les plus nantis ont, provoque une spirale inflationniste
qui n'est pas saine à notre avis. Ne sommes-nous pas déjà une des sociétés
les plus riches du monde ? Est-ce le manque de richesse ou le partage de
celle-ci qui fait défaut ? Ne serions-nous pas matériellement insatiables ? La troisième raison a trait à l'importance de maintenir
les valeurs des Québécois principalement du côté humain plutôt que de les déplacer sur
le plan prioritairement économique et matériel. Vous savez ce qui arrive,
dans un couple, quand un des deux conjoints déplace sa priorité de l'amour de
son partenaire et de ses enfants vers l'argent et le travail... L'esprit
matérialiste n'a-t-il pas déjà suffisamment envahi les valeurs ? Ne
devrions-nous pas plutôt nous fixer comme objectif collectif, l'accroissement
du BNP (Bonheur national brut) plutôt que l'augmentation du PNB ? "L'urgence
d'agir" doit être faite de juste mesure en toute chose, de recherche de
simplicité, de modération, du respect de l'environnement physique et humain,
de justice sociale, de priorité accordée à la famille et aux relations
humaines et de place importante donnée à l'éthique, la morale et la
spiritualité dans nos vies et dans nos sociétés. Les
auteurs appartiennent à l'atelier d'introduction à la simplicité volontaire de Beauport. ----------------- Un
projet insensé Le
Devoir Pascal Grenier Ce
projet est, en bonne partie, une résultante des événements du 11 septembre
2001. Leur accorder notre appui, avec le projet de bouclier, c'est reconnaître
le déni de responsabilité du gouvernement américain, avec sa politique
étrangère inappropriée et ses corporations exploitant de nombreux peuples du
tiers-monde. Une
réponse positive équivaudrait à faire entrer le Canada dans une logique de guerre
et de développement de la militarisation extrême, soit jusque dans l'espace.
Ce serait aussi endosser une attitude qui a quelque chose de paranoïaque. En
plus d'hypothéquer les finances du Canada pour des années, ce projet
réduirait les possibilités d'initiatives de paix constructives. Il serait, en
effet, bien préférable de développer une approche de coopération, de
collaboration, voire d'aide dans les pays vivant un sentiment d'injustice
économique, sociale ou politique. C'est
ce genre de progrès que favorise le Groupe de simplicité
volontaire de Québec, lequel est le meilleur gage de bonheur à
moyen et à long terme pour les peuples de la Terre, y compris les Américains
et nous. Note: il n'y a pas
d'argent ni de moyens techniques pour nous procurer un réel sentiment de
sécurité si les autres nous haïssent. |