Le GSVQ dans les médias

en 2007

 

 

§         Le Soleil du 4 février et Le Devoir du 6 février 2007: La réduction de la consommation — La grande oubliée de la lutte aux gaz à effet de serre

§         Le Soleil du 4 mars 2007:  Du neuf avec du vieux :   Soyez futé; achetez usagé

§         Le Devoir du 29 juin 2007, Le Soleil et L'Aut JournalHeureusement le ridicule ne tue pas

§         La Presse, Le Soleil et L'Aut Journal, en août 2007:  A l’aide… délivrez-moi du Publisac

§         Magazine Vivre, sep-oct 2007: Bricoler tout simplement

§         Le Soleil, 10 oct 2007:  La richesse et la simplicité volontaire

§         Le Journal de Québec et Canoë: 23 nov 2007:  Un joyeux Noël en toute simplicité

§         Le Soleil et Cyberpresse, 28 nov 2007: Vous nous faites honte, M. Harper !

§         Le Soleil et Cyberpresse, 6 déc 2007: Bali et la nécessaire remise en cause de la croissance

 

- Textes -

 

La réduction de la consommation — La grande oubliée de la lutte aux gaz à effet de serre

 Le Soleil (Cyberpresse)- 4 février 2007             Le Devoir – 6 février 2007

Pascal Grenier et Serge Mongeau

et les conseils d’administrations du Réseau québécois pour la simplicité volontaire et du Groupe de simplicité volontaire de Québec.

 La lutte aux gaz à effet de serre (GES), afin de limiter les changements climatiques, a déjà fait l’objet d’un plan relativement détaillé du gouvernement du Québec, tandis que le fédéral vient de faire l’annonce de projets fragmentés. Aucun des deux niveaux de gouvernement cependant ne fait état de la réduction de la consommation générale comme élément stratégique de son plan.

En effet, les initiatives du Québec et du Canada abordent surtout la question sous l’angle des améliorations technologiques et de l’accroissement des investissements, principalement dans les domaines du transport, du bâtiment et de la production énergétique. Pourtant, le simple fait de réduire la consommation pourrait être une mesure extrêmement rapide, efficace et peu coûteuse. Elle ne nécessiterait que des ressources pour concevoir des campagnes de publicité.

Publicité inversée

La publicité pour inciter à moins consommer serait évidemment «le monde à l’envers». De toute évidence, aucun gouvernement ne veut actuellement réduire la croissance économique, laquelle est liée directement à la production et à la consommation. Et pourtant, il n’y a pas d’autres moyens réellement efficaces de lutter à long terme contre les changements climatiques et d’aborder dans son ensemble la question de la conservation de l’environnement. L’approche des gouvernements actuels, qui s’appuie sur des investissements toujours plus considérables, est une fuite en avant.

Tant que la publicité omniprésente incitera les gens à consommer toujours davantage, nous assisterons à une course folle à la satisfaction de faux désirs par des objets souvent non nécessaires. La consommation et la surconsommation (certains parlent d’hyperconsommation) est en lien direct avec l’épuisement des ressources et diverses pollutions, dont le dégagement de GES. Une mise en application d’une réduction de la consommation n’a pas besoin de décisions au sommet (quoique cela serait bienvenu). Elle peut se faire sur une base individuelle, sans délai, ne demande pas de recherche, de progrès technologiques ni d’investissements importants.

Des moyens efficaces

Voici quelques exemples de réduction de consommation qui seraient particulièrement efficaces :
• les voyages en avion : ils sont rendus très populaires, alors que c’est de loin le moyen de transport le plus producteur de GES;
• les maisons et les véhicules «surdimensionnés» : les maisons et les véhicules sont de plus en plus gros, alors que nous avons de moins en moins d’enfants. Cela a un effet important et direct sur la production de GES;
• l’étalement urbain : les banlieues s’étirent de plus en plus, ce qui provoque des déplacements très consommateurs en hydrocarbures, principaux producteurs de GES ;
• la consommation de viande : les animaux absorbent des quantités considérables de céréales pour se nourrir, ce qui nécessite beaucoup d’énergies non renouvelables productrices de GES.

D’autres exemples de réduction peuvent être mentionnés relativement à certains gaspillages :
• les appareils électriques et électroniques qu’il n’est plus «rentable» de faire réparer et qui sont jetés lors du premier problème mécanique. Cela représente un gaspillage considérable de ressources et d’énergie, sans compter qu’il faut les remplacer.
• la fabrication et l’utilisation d’articles de sport motorisés, spécialement les moteurs à deux temps, souvent inutiles voire nuisibles et producteurs de GES.

Un deuxième usage à la place du neuf!

De plus, dans un contexte de réduction de la consommation, on pourrait faire la promotion de la consommation d’articles usagés plutôt que neufs et on pourrait chercher à prolonger le plus possible la vie des biens matériels de toutes sortes.

Une diminution de la consommation, en plus d’être très bénéfique pour la réduction des GES amènerait, hors de toute attente, une amélioration de la qualité de vie. En effet, si quelqu’un consomme moins, il a moins besoin d’argent ce qui lui permet de moins travailler. Cette récupération de précieux temps lui permet d’investir davantage dans sa croissance personnelle, dans l’harmonisation de la vie avec ses proches et dans l’investissement pour le bien de sa communauté. Tout ceci permet d’accroître la cohérence entre ses valeurs et ses actions ce qui favorise l’épanouissement personnel et le mieux être individuel et collectif.

Bien sûr, la réduction de la consommation n’interpelle pas tous les gens de la même façon. Ainsi, ceux qui possèdent davantage (25% de la population au Québec possède 75% des ressources financières) sont ceux qui doivent fournir le plus d’efforts dans la réduction de leur consommation. Pour eux, la voie de la philanthropie est tout indiquée pour disposer de leurs surplus.

La décroissance et son économie parallèle

Cette réduction de la consommation amènerait évidemment une décroissance économique. Toutefois, est-ce si grave pour un pays qui est un des plus riches du monde? On peut affirmer qu’ici, ce n’est pas la richesse qui manque, mais c’est l’équilibre dans la répartition de celle-ci. Et, de toute façon, dans le contexte actuel, ce sont encore les riches qui s’enrichissent et les pauvres qui s’appauvrissent. De plus, dans une société où on respecterait davantage les objets en les faisant durer, il y aurait création de nombreux emplois et une autre économie en résulterait.

Pour ceux qui s’inquiéteraient encore des effets d’une réduction de la consommation de biens sur l’économie, mentionnons qu’il y a une alternative : la consommation non-matérielle. Celle-ci peut prendre la forme de consommation de services ou être reliée à la culture, au savoir, aux arts, aux sports, à la croissance personnelle, aux activités reliées à la nature, etc. en autant que les composantes matérielle et énergétique soient minimales. Il y aurait donc ainsi quand même une certaine croissance économique, mais peu de pollution.

La réduction de la consommation et l’effet de serre sont donc intimement liés, même si ça ne paraît pas dans les plans québécois et canadien actuels. De plus, la consommation et la nécessité de sa réduction apparaissent évidentes lorsque l’on envisage la question environnementale dans son ensemble. Finalement, la simple recherche de l’équilibre humain dans une société qui court dans tous les sens, amène les personnes qui s’arrêtent à mettre de l’ordre dans leur vie. Alors les priorités sont déplacées en dehors de ce matérialisme irresponsable et immature qui caractérise trop souvent la société occidentale contemporaine.

*Pascal Grenier est président du Groupe de simplicité volontaire de Québec. Serge Mongeau, pionnier du mouvement de simplicité volontaire au Québec, les conseils d’administrations du Réseau québécois pour la simplicité volontaire et du Groupe de simplicité volontaire de Québec.

 

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Du neuf avec du vieux : Soyez futé; achetez usagé

Le Soleil, dimanche le 4 mars

par Pascal Grenier, resp.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

             La Communauté Métropolitaine de Québec (CMQ) vient de publier un guide très bien fait : « Soyez futé; achetez usagé ». Cette excellente initiative visant à encourager l’achat d’articles usagés correspond exactement à ce qu’ont besoin les organisations dans le domaine. Partout il y a beaucoup de dons d’objets, mais peu d’acheteurs.

Ce geste de la CMQ est une première. Dans les organisations publiques, on encourage à fond le développement économique et la fabrication de biens neufs, toutefois les avantages du commerce d’usager sont presque toujours passés sous silence.

 Personnellement, j’achète la majorité de mes biens (sauf la nourriture) dans une version usagée.  J’ai développé des techniques très efficaces pour repérer facilement les objets que je désire. Après avoir décidé que j’avais vraiment besoin d’un bien, je consulte des catalogues pour évaluer le prix de l’objet neuf. Ensuite, je contacte par téléphone différents marchands d’objets usagers susceptible de vendre ce bien. Auprès des marchands, je m’assure que le produit me convient de même que son prix. Ensuite, je visite les marchands qui on en main le bien convoité. Dans la plupart des cas, j’arrive à trouver assez rapidement l’objet, en bon état ou nécessitant de petits ajustements, à environ 25% du prix de l’objet neuf.  

Si, dans la population on développait davantage cette habitude à l’achat d’objets usagés, on améliorerait sensiblement l’état de la planète, on créerait plus d’emploi ici et on  donnerait une meilleure qualité de vie à bien des gens, et ce, sans croissance économique.

Adresse web du guide « Soyez futé; achetez usagé » www.achetezusage.com   

 

 

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Heureusement le ridicule ne tue pas!

Article paru dans Le Soleil, Le Devoir et L’Aut’journal 

LA COURSE AUTOMOBILE TOURNE AU VERT? aLLONS! 
(lE sOLEIL, 9 JUILLET)

Heureusement le ridicule ne tue pas!
(lE dEVOIR, 29 JUIN)

 

Vroum, Vroum, Vroum 
(l’AUT’JOURNAL, 27 JUIN
)

 

27 juin 2007

Pascal Grenier


Depuis quelque temps plusieurs nouvelles me hérissent le poil.

· L’industrie de la course automobile tourne au vert semble-t-il. Alors que cette activité est un gaspillage environnemental monstre, on imprime une terre sur une formule 1 et on essai de nous faire croire que les choses vont changer. Réduire la consommation des bolides serait une goutte dans l’océan de la pollution de ce genre d’activité. À mon point de vue, il n’y a qu’un avenir raisonnable aux courses automobiles et c’est l’arrêt total et immédiat si l’on veut être logique avec notre approche environnementale. Et dire que le parti conservateur finance une voiture de course de NASCAR.

· L’aéronautique a abattu ses cartes vertes récemment à la rencontre de Le Bourget. On prévoit une réduction des nuisances de 50% d’ici 20 ans en faisant appel principalement aux progrès technologiques. Lorsqu’on fouille ce domaine on y découvre que le trafic aérien doublera également pendant la même période. Par conséquent, si vraiment les progrès technologiques remplissent leurs promesses, ce qui n’est pas du tout certain, aucun réel progrès ne serait enregistré par rapport à la pollution actuelle. Curieusement, personne ne parle de la simple réduction de l’usage de l’avion pour les loisirs ou les vacances. De plus, je me demande pourquoi le domaine de l’aéronautique jouit d’une exemption de taxe sur les carburants. Voilà une belle opportunité de taxe verte.

· Le tourisme spatial est cependant la dernière cerise sur le sundae de la pollution. On prévoit propulser des personnes à 100 km d’altitude et leur faire vivre l’apesanteur pour un déplacement d’une heure et demi à un coût de ½ M$.

Et dire que je ne prend pas mon auto pour me rendre au dépanneur chercher un litre de lait par souci pour l’environnement…

Pascal Grenier, simplicitaire
Québec

 

 

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A l’aide… délivrez-moi du Publisac

 

 

2007-08-03 Cyberpresse
À l’aide…délivrez-moi du Publisac | Opinions | Cyberpresse

 

2007-08-08  Le Soleil  
Délivrez-moi du Publisac | Le Soleil | Cyberpresse

 

2007-08-13     L’Aut’Journal


2007-08-19  La Presse (format papier)

 

 Il y a quelques mois, le Groupe de simplicité volontaire de Québec effectuait deux petites enquêtes qui ont révélé qu’environ 30 à 50% des gens ne désiraient pas recevoir le Publisac distribué aux portes des maisons dans la région de Québec. C’est ainsi à environ 160 000 foyers que le Publisac est distribué inutilement deux fois par semaine.

D’un autre côté, nous avons évalué que la valeur du matériel publicitaire sous forme de papier imprimé pouvait s’élever à environ 5 à 7$ par semaine et par porte. Un simple calcul permet de déterminer qu’il se gaspille donc environ 50M$ en sacs de publicité inutiles chaque année dans notre région.

Publisac et récyclage

 Le Publisac présente un autre problème chronique et c’est les difficultés reliées à la récupération. En effet, lorsque ces contenants sont placés dans le bac de recyclage, la majorité des gens laissent tout le papier dans le sac de livraison. Ceci crée un problème important au centre de tri car le papier doit prendre une voie de recyclage différente de celle des sacs de plastique. Par conséquent, la contamination du papier par les Publisacs non triés par les employés sur les chaînes, diminue la qualité du matériel de recyclage vendu par le centre de tri.

Publisac et le journal de quartier

De plus, nos enquêtes ont démontré que beaucoup de gens qui reçoivent le Publisac ne désirent en fait que le journal de quartier qui y est inclus. Malheureusement, la multinationale Transcontinentale, qui possède la division Publisac, n’a jamais accepté de distribuer séparément le journal de quartier du reste du matériel publicitaire. Ceci multiplie d’autant cet immense gaspillage.

Difficultés à se débarrasser du Publisac

De nombreuses personnes se sont plaintes des difficultés de se débarrasser des Publisacs.
Personnellement, j’ai fait de nombreux efforts pour ne plus recevoir cette publicité encombrante, mais avec peu de succès. En effet, j’ai commencé par mettre un autocollant « Publicité… non merci » sur ma boîte aux lettres, ce qui a éliminé les livraisons pour quelque temps.

Ensuite, le Publisac a été accroché à la porte extérieure de mon portique. J’ai alors placé un autre autocollant juste au-dessus de la poignée de porte. Alors le foutu sac a été accroché après la porte du garage l’hiver dernier. Je me suis alors tourné vers la compagnie de distribution des Publisacs à Québec pour me faire proposer leur autocollant que j’ai apposé à deux endroits.

À mon grand désespoir, le Publisac a commencé à être livré par la porte avant au printemps. Même avec un autocollant au-dessus de la poignée de porte, il fut laissé sur une chaise extérieure sur la galerie. J’ai retéléphoné chez Publisac pour me plaindre à nouveau. On m’a assuré qu’on ferait le nécessaire. Or, cette fois, le camelot l’a tout simplement jeté sur la galerie face à la porte. Récemment, j’ai été conscient de la livraison et j’ai interpellé la jeune fille qui faisait la distribution. Je lui ai bien montré l’autocollant mais elle m’a simplement répondu, l’air éberluée « c’est la première fois que je fais ça et je ne sais pas ». Après observation, je conclus que c’est peine perdu car les camelots, souvent très jeunes, changent constamment.

En conclusion

Il faut vivre dans une société drôlement riche pour tolérer un tel gaspillage. Il faut aussi vivre dans une société drôlement insouciante de la protection de l’environnement pour endurer toute cette pollution associée à la production et à la disposition inutile de ce matériel. Il me semble que la Ville de Québec devrait intervenir pour réduire ces déchets inutiles. Le ministère du Développement Durable de l’Environnement et des Parcs devrait aussi agir à ce niveau, car le problème est provincial. Pour les gens qui utilisent le matériel publicitaire, c’est excellent. Toutefois, le gaspillage monstre associé à la distribution inutile est tout à fait inacceptable.
Finalement, je m’interroge sur la légalité du droit que possède la compagnie Publisac de venir déverser chez moi, de même qu’à tous les foyers, ce paquet de circulaires qui n’a été sollicité d’aucune façon et dont on nous oblige à faire la gestion. Quelqu’un, aidez-moi…

Pascal Grenier,

responsable du Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

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Bricoler…tout simplement.

Article paru dans le magazine Vivre, sep-oct 2007

 

Les bricoleurs sont de plus en plus nombreux. Ils varient des grands enthousiastes qui pratiquent l’autoconstruction, à ceux qui se limitent à fabriquer des cabanes d’oiseaux. Les adeptes de la simplicité volontaire, ou « simplicitaires », sont souvent des bricoleurs d’abord parce qu’ils ont récupéré du temps dans leur vie. Ils font les choses eux-mêmes pour des raisons économiques bien sûr, mais aussi pour la créativité et le simple plaisir.

 

Les bricoleurs fervents de simplicité  ne sont généralement pas entraînés dans la mode des maisons de plus en plus grandes et « équipées » de chambres de bain somptueuses,  d’aménagement paysager très élaborés ou de spa dispendieux. Ils préfèrent souvent acheter une maison d’un certain âge dans un quartier bien localisé sur le plan des transports en commun quand ce n’est pas en campagne. Ils peuvent alors travailler tranquillement à la rénover et à l’entretenir au fil des ans.

        

Bricoler, selon certains principes de simplicité volontaire, veut dire :

 

- Réparer et faire durer les objets. Chez les simplicitaires, il y a un grand respect pour les objets, ce qui les amène à les faire durer plutôt que de les jeter rapidement. D’ailleurs, souvent les objets achetés sont déjà usagés et nécessitent de petites réparations. Ainsi, il n’est pas rare de voir un adepte de la simplicité volontaire faire durer un objet aussi longtemps qu’il trouve des pièces disponibles pour le réparer. Il est important de se développer un réseau de personnes pouvant nous conseiller et d’endroits où se procurer des pièces usagées. Le fait d’avoir réussi une réparation difficile est souvent l’objet d’une grande fierté pour un simplicitaire et  cela nourrit bien les conversations entre adeptes. Tout un contraste avec les échanges habituels de bureau où les gens discutent plutôt de leurs derniers achats, quelquefois fort dispendieux, comme le cinéma maison dernier cri.

 

- Rechercher des matériaux usagés, recyclés, naturels ou avec de légères imperfections. Il est surprenant de constater les économies qu’on peut réaliser en se procurant des matériaux en dehors du commerce conventionnel. Certains simplicitaires audacieux sont experts pour récupérer des matériaux dans les encombrants mis le long des rues, d’autres ont leur réseau de marchands d’objets d’occasion ou possédant de petits défauts.

 

Mon frère me mentionnait  dernièrement avoir trouvé suspect de voir une laveuse et une   sécheuse en même temps mis au rebut sur le bord d’un rue. Comme sa fille avait besoin de ce genre d’appareils, ça l’a incité à transporter ces objets chez lui et à les tester. À sa grande surprise, les deux appareils fonctionnaient parfaitement bien.

Personnellement, je me suis procuré, chez un ferblantier, de la tôle avec de petits défauts pour couvrir un abri à remorque et ce à la moitié du prix du neuf. Ma conjointe et moi avons construit un muret  en pierre des champs que nous sommes allés chercher dans une gravière à une fraction du prix des briques inter-blocs qui sont utilisés habituellement pour construire des murs.

 

- Emprunter ou louer les outils utilisés occasionnellement.  Pourquoi ne pas envisager emprunter le taille-haies ou l’échelle de votre voisin? Pourquoi ne pas partager l’usage d’une  remorque dans la parenté? En plus de réduire les coûts, de tels échanges entretiennent les relations humaines. De même, la location de certains outils spécialisés est souvent bien préférable à leur achat. Même si le prix de certains outils a diminué drastiquement depuis quelques années, avec l’arrivée des produits asiatiques, il est souvent mieux pour l’environnement et pour ne pas encombrer votre atelier de louer ces outils.

 

- Utiliser des outils avec raccordement électrique plutôt qu’à piles (même rechargeables). Les piles sont souvent rendues inutilisables après quelques années et les piles de rechange sont aussi onéreuses que l’outil au complet. L’aspect pratique associé à l’usage d’outils à piles ne doit pas faire oublier la toxicité des piles (présence de nickel et de lithium), surtout rechargeables. La récupération des piles au Québec n’est pas très bien organisée et à peine 10% des piles ordinaires et 50% des piles rechargeables retournent à la récupération.

 

Un des principaux problèmes reliés au bricolage simple est le peu de disponibilité des matériaux usagés. En effet, les lois protégeant la rémunération des travailleurs de la construction font en sorte que la récupération de ces matériaux par la « déconstruction »  est rendue presque impossible, car le coût de revient n’est pas concurrentiel avec celui des matériaux neufs. Cette difficulté se répercute sur le peu de magasins de matériaux de construction usagés. Dans la  région de Québec par exemple il n’y a que « Québec Aubaine Recycle » qui s’annonce dans les Pages Jaunes sous la rubrique « Matériaux de construction usagés ». Dans le même ordre d’idées, la disponibilité des pièces usagées pour les appareils électroménagers se fait de plus en plus rare.

 

Les réparations à faible coût peuvent aussi être à la portée des personnes moins manuelles. Ainsi, une amie me racontait qu’elle échangeait une vidange d’huile de sa « minoune » par le voisin de palier, contre quelques pâtés au poulet qu’elle cuisinait elle-même. Les Services d’Échanges Locaux (SEL), faisant la promotion du troc multilatéral, sont des organismes tout désignés pour favoriser ce type de « transactions ». Dans la région de Québec on retrouve le Groupe JEU (http://monjeu.net/) et l’Accorderie (www.accorderie.ca) qui offrent ce genre de service.

 

         Même les meilleurs bricoleurs,  souvent après avoir demandé l’aide de parents ou d’amis plus habiles, peuvent avoir recours à l’intervention d’un spécialiste. Il est utile alors de faire appel à son réseau de connaissances pour obtenir des références. Par la suite, « magasinez » les conditions et les prix. Personnellement, j’accumule les réparations, quand c’est possible, pour « rentabiliser » les visites. Quand le spécialiste est là, examinez comment il procède et posez des questions. Au prochain bris, vous pourrez peut-être le réparer vous-même.

 

         Le modèle du parfait bricoleur pour moi est celui ou celle qui construit une cabane dans les arbres (sans les abimer)  pour et avec ses enfants, en matériaux récupérés et avec certains outils empruntés aux voisins.

 

 

Pascal Grenier, simplicitaire

 

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La richesse et la simplicité volontaire

 

Pascal Grenier, simplicitaire

paru dans Cyberpresse le 10 octobre 2007

 

Les récentes informations concernant le manoir du couple Blanchet-Marois évalué à 3 millions ont fait l’objet de plusieurs réactions trahissant un malaise chez plusieurs personnes.

 

Certains défendent cette opulence comme un droit dans notre société en autant que la richesse ait été acquise honnêtement. D’autres ressentent un malaise devant une telle accumulation de biens pour quelques personnes seulement. J’aimerais présenter ici l’opinion d’un simplicitaire sur la richesse. Pour avoir animé plusieurs ateliers de discussion sur le thème de l’argent, je sais que la question soulève des passions.

 

L’argent n’est pas un mal en soit. C’est même un moyen d’échange très utile.  Toutefois, l’accumulation de richesses provoque presque toujours une consommation excessive de biens matériels. Cette surconsommation, souvent ostentatoire, produit plusieurs effets négatifs.  En effet, il est de plus en plus affirmé dans notre société, que consommation égale pollution. Cette équation a été longtemps éludée par les gouvernements et le milieu des affaires, mais maintenant on ne peut plus se cacher la vérité. La seule voie pour sauver l’environnement, qui se dégrade à grande vitesse, est la réduction importante de la consommation des pays riches et en particuliers celle des riches des pays riches.  En plus de prélever beaucoup de ressources et polluer l’environnement l’hyperconsommation de biens matériels crée des injustices sociales qui provoquent de l’envie voir de la jalousie qui se répercutent en frustrations, délinquances et parfois

criminalité. Certains prétendent même que le terrorisme international est attribuable, en bonne partie, à l’écart de richesse entre les pays pauvres et nous.  Finalement, la présentation de richesses excessives comme le font le couple Blanchet-Marois encourage le désir de possession et d’accumulation chez beaucoup de gens fascinés par la richesse. Hervé Kempf, dans son récent livre « Comment les riches détruisent la planète » parle du désir généralisé de monter dans la classe sociale au-dessus de celle atteinte par les gens. Ceci provoque donc une spirale ascendante dans la recherche de l’opulence qui est insatiable et qui nous mène directement à la

destruction de la planète.

 

La seule façon de vivre la richesse, selon la simplicité volontaire, est dans la modération et la philanthropie. Lorsque nous tenons nos ateliers sur la simplicité volontaire sur le thème de l’argent, nous faisons un drôle d’exercice, soit celui de nommer les désavantages à avoir trop d’argent. Il est surprenant de constater comment nous découvrons de facteurs négatifs. Maintenant nous pourrons en rajouter un autre, soit que ça peut nuire à une carrière politique.

 

 

 

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Un joyeux Noël en toute simplicité

Canoë.ca, vendredi 23-11- 2007

Journal de Québec, dimanche 25-11-2007


         
Suggestions du Groupe de simplicité volontaire de Québec
Un joyeux Noël en toute simplicité
Canoë,  Mélanie Tremblay, interview de Pascal Grenier et Monique Côté

La fête de Noël, jadis un événement familial de partage et d’amour, est devenue aujourd’hui une fête de la surconsommation et de la matérialisation, et ce, trop souvent aux détriments des vraies valeurs. En ce sens, le Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) propose un retour aux sources avec un Noël en toute simplicité. 

La simplicité volontaire est une philosophie de vie qui propose des modes d’action qui remettent en question tous les aspects de vie. Elle laisse de côté la surconsommation, le surendettement, le surtravail et la surexploitation des ressources. Cette façon de vivre mise plutôt sur le respect, l’équilibre, la justice, le partage, la communication, l’harmonie, l’équité, l’environnement et le pacifisme. 

« Il est question de faire passer l’être avant l’avoir, sans tomber dans l’extrémisme. Le mouvement de la simplicité volontaire n’est pas une secte ou une religion. Ça ne veut pas dire non plus qu’il faut devenir pauvre!», explique Monique Côté, fondatrice et coordonnatrice du GSVQ.

Selon Pascal Grenier, cofondateur et responsable du groupe, qui est aussi le conjoint de Mme Côté, la société est dans une tendance non pas de surconsommation, mais bien d’hyperconsommation, qui se reflète particulièrement à Noël. Celui-ci croit que cette tendance serait due au manque de repères d’harmonie, d’équilibre, de respect et de partage qui encadraient les gens d’autrefois. Pour remédier à la situation, lui et sa conjointe proposent quelques façons de faire.  

 

Cadeaux
Qui dit Noël, dit cadeaux. Pour le couple, opter pour la simplicité volontaire ne signifie pas qu’il faut éviter l’échange de cadeaux, mais plutôt qu’il faut être raisonnable et partager des moments de vie qui se révèlent des cadeaux inestimables.

« L’échange de cadeaux est un geste significatif d’affection. Mais donner un seul cadeau à chacun de nos proches ou opter pour un échange familial suffit amplement. Et il faut faire des choix économiques respectant des valeurs écologiques et d’équité. Le partage d’activités ou de jeux durant la journée de Noël est aussi extrêmement enrichissant », souligne la coordonnatrice.

Son conjoint, qui a fait carrière comme ingénieur au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, donne quelques idées-cadeaux. « On peut offrir des cadeaux usagés comme des antiquités, des cadeaux équitables qui proviennent de boutiques spécialisées, des produits québécois, des objets qu’on possède et qui ont une valeur significative pour nous, des paniers de produits alimentaires cuisinés à la maison ou encore, on peut donner du temps à travers des activités », donne-t-il en exemples.

 

Repas
Hormis les cadeaux, le souper de Noël représente aussi d’importantes dépenses quand on invite toute la famille à la tablée. Des dépenses qui peuvent s’avérer peu équitables et peu écologiques. De plus, le repas de Noël est souvent préparé par un seul individu, ce qui défavorise le partage. Mais il y a des moyens pour contrer ces problèmes.

« La première recommandation est de préparer un repas communautaire où chacun est invité à cuisiner une partie du repas. On considérera aussi un autre aspect important : acheter des aliments équitables, biologiques et écologiques. Il faut ensuite éviter la vaisselle jetable et les serviettes de table en papier et opter pour laver la vaisselle en famille », énumère Monique Côté qui a été conseillère en alimentation dans le milieu communautaire durant plus de 20 ans.

 

Décorations
En ce qui concerne les décorations de Noël, pour garder un esprit de simplicité volontaire, il faut d’abord oublier les nouvelles tendances à la mode. « Il ne faut pas renouveler les décorations de Noël sans cesse. Il faut garder les mêmes d’année en année et les entretenir. Si le besoin de faire de nouveaux achats se présente, il est préférable d’acheter des décorations usagées », suggère Mme Côté.

Il faut également mettre à l’avant-plan les produits naturels, en commençant par faire l’acquisition d’un arbre de Noël naturel et sauvage qui n’aura pas été cultivé, d’après M. Grenier. L’utilisation de branches de pin, de bûches de bouleau, de cocottes de pin et de rubans récupérés peut aussi représenter un excellent moyen de décorer en toute simplicité.

 

« L’esprit des fêtes, c’est de partager du bon temps! On n’a pas besoin de mettre le paquet pour avoir un Noël réussi », conclut le responsable du GSVQ.

http://noel.canoe.ca/noel/actualites/archives/2007/11/20071123-201533.html

 

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Vous nous faites honte, M. Harper !

 

Le Soleil et Cyberpresse, mercredi 28 novembre 2007 – Commentaire/page éditoriale

 

Pascal Grenier, Administrateur*
Réseau québécois pour la simplicité volontaire

 

M. Harper, en vous opposant publiquement, encore une fois, au protocole de Kyoto et en dénonçant ce que vous avez qualifié «des erreurs de Kyoto que l'on ne devait pas répéter», lors de la récente rencontre des chefs de gouvernement du Commonwealth à Kampala en Ouganda, vous nous faites honte à la face du monde.

Alors que votre gouvernement est minoritaire et que la majorité des Canadiens sont en faveur de l'adhésion au protocole de Kyoto, votre attitude est antidémocratique. Alors que les menaces environnementales majeures conséquentes aux changements climatiques ne peuvent plus être mises en doute, votre comportement est irresponsable. De plus, en proposant de limiter les objectifs à des cibles non contraignantes ou trop lointaines, vous rendez inefficace la lutte aux gaz à effet de serre.

Il appartiendrait au Canada à s'investir pleinement dans Kyoto et à donner l'exemple, sans quoi vos arguments, M. Harper, sont le signe flagrant de mauvaise foi. Le Canada est un pays riche et il devrait entretenir une relation d'aide et de support, sans paternalisme, avec les pays en développement, plutôt que d'exiger d'eux qu'ils restreignent leurs économies de façon exemplaire dans le cadre du protocole de Kyoto. Une bonne partie de la population de ces pays est dans une position de survie, alors que nous sommes dans l'abondance et même la surabondance. Ne parle-t-on pas de société de surconsommation quand on nous qualifie? Dans ce contexte, la contribution des pays sous-développés ou en émergence, uniquement dans le cadre de la seconde phase du protocole, est tout à fait raisonnable.

En mentionnant qu'il est impossible de mettre en œuvre le protocole de Kyoto au Canada, vous vous faites le porte-parole du lobby du pétrole canadien et de celui des États-Unis, plutôt que d'écouter la population canadienne. Pourquoi ne pas suivre l'exemple de l'Europe qui y réussit admirablement bien. D'ailleurs, celle-ci nous imposera fort probablement des sanctions économiques prochainement, si nous ne nous conformons pas au protocole.

Le Réseau québécois pour la simplicité volontaire s'élève en faux contre cette position du gouvernement canadien sur le protocole de Kyoto. Nos centaines de membres québécois réduisent déjà volontairement leur consommation pour des objectifs de sauvegarde de l'environnement et de qualité de vie actuelle et future pour tous.

Nous voyons venir la conférence de l'ONU à Bali la semaine prochaine, sur la phase 2 de Kyoto, avec beaucoup d'appréhension par rapport à la position canadienne. Nous voudrions que le Canada continue de développer son rôle de leader dans certains aspects de l'environnement, plutôt que d'en devenir le mouton noir. Vous nous faites honte M. Harper!

*Aussi responsable du Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

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Bali et la nécessaire remise en cause de la croissance

Le jeudi 06 déc 2007 dans Cyberpresse, 
Le jeudi 27 décembre 2007 dans le Soleil 

Pascal Grenier, simplicitaire
Québec

 

 

Le gouvernement du Québec, présent à la rencontre de Bali, mise essentiellement sur des améliorations technologiques afin de réduire la production de GES, responsables de l’effet de serre. De plus, M. Charest y voit là une opportunité de croissance économique. Or les technologies ont des possibilités limitées et ne sont pas sans conséquences elles-mêmes sur l’environnement. Prenons par exemple les améliorations technologiques considérables apportées aux automobiles réduisant la pollution, lesquelles réductions ont été annulées par l’augmentation du nombre et de la taille des véhicules, sans compter l’accroissement des déplacements.

L’après Kyoto ne se fera donc pas sans changements radicaux de notre façon de vivre. Les réductions effectuées et prévues jusqu’à date ont été difficiles à atteindre et certains envisagent un autre effort de l’ordre de 30% voir 50 et même 80% à plus long terme. Par conséquent, il faudra de toute évidence, réduire la consommation en général, car celle-ci est en ligne directe avec la pollution, l’émission de GES et la dépense énergétique. Même si la décroissance répugne au monde des affaires et aux gouvernements, cette orientation est un passage obligé.

Afin de réduire la consommation, il faut mieux éduquer jeunes et vieux sur les conditions du bonheur. Actuellement, le monde de la publicité nous présente « le bonheur par la consommation », alors que souvent les personnes surendettés, stressées au maximum et dans la course folle à la surconsommation ne sont pas vraiment heureuses.

Une société de la décroissance passe aussi par la diminution de l’accumulation de richesse. Les millionnaires de ce monde nous entrainent dans une spirale du toujours plus posséder. Alors, il faudrait envisager des choses aussi radicales qu’un salaire et un patrimoine maximum

Parmi les autres changements radicaux il faudrait adopter la simplicité de vie. Par exemple apprendre à vivre selon nos besoins plutôt que selon nos moyens, investir dans le savoir, les relations humaines et la spiritualité plutôt que dans le matérialisme, redéfinir notre qualité de vie plutôt que de mesurer notre succès à notre quantité de biens, revoir les projets politique de la gauche et de la droite axé essentiellement sur le productivisme.

Les politiciens écartent souvent ces idées de décroissance du revers de la main prétextant qu’il y a encore trop de pauvreté. Or une meilleure répartition de la richesse, viendrait facilement à bout de la pauvreté au Québec.

Les objecteurs de croissance sont actuellement qualifiés de rêveurs. Mais dites-moi, lequel est le plus rêveur ; celui qui croit à une croissance infini dans un monde fini, ou celui qui dit que la terre a atteint ses limites de production et d’épuration ?

 

Cyberpresse:

 http://www.cyberpresse.ca/article/20071206/CPOPINIONS02/71206047/6781/CPOPINIONS02

 

Paru aussi mardi le 11 décembre 2007  dans le Journal de Montréal  à la section "Votre opinion" sous le titre: "Vivre simplement et moins polluer",

 

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