Le GSVQ dans les médias

en 2008

 

 

1.  Publisacs : le GSVQ vide son sac

 

Interview à Radio-Canada, Nouvelles,  2008-02-01:   Publisacs : le GSVQ vide son sac | Québec | Radio-Canada.ca   Le Groupe de simplicité volontaire de Québec propose de sonder la population quant à leur utilisation des publisacs.   www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2008/02/01/005-publisacs_GSVQ_n.shtml

 

 

2.  Questions à Mme Marois : richesse ou simplicité ?

 

Article paru dans le journal de Québec(21-02- 2008), et dans Cyberpresse.

Par Monique Côté et Pascal Grenier

 

            Lorsque nous avons lu vos propos dans un grand quotidien, dans lequel vous mentionniez être « fatiguée d’un Québec dominé par la productivité, la consommation de masse, la réussite liée au fric et aux biens de consommation et que ceci avait éclipsé les autres valeurs et dimensions de la vie », nous n’en croyons pas nos yeux. Une politicienne, aspirante première ministre de surcroît, qui s’élève contre le penchant très matérialiste de notre société, a-t-on déjà vu ça au Québec ?

         Vous qui aviez fait les manchettes cet automne avec votre résidence-manoir, vous nous étonnez aujourd’hui. Quand vous ajoutez : « le fric, ce n’est pas ça la réussite pour moi » devons-nous comprendre que la richesse n’occupe pas la première place dans vos valeurs, malgré l’opulence de votre maison ? Cependant, lors de votre passage à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, il semble, selon Alain Dubuc, que vous ayez fait la promotion de la création de la richesse. À quelle enseigne logez-vous exactement ?

Par ailleurs, quand vous mentionnez que « l’éducation devrait contribuer à la mise en place d’une société plus égalitaire, plus respectueuse des différences, une société qui saurait davantage mettre l’accent sur le savoir-être que sur l’avoir », vous êtes tout à fait dans l’approche de la simplicité volontaire et nous voulons vous en féliciter.

         Vous ajoutez enfin que « La vie, ça ne devrait pas être une course aux profits, à la productivité et à la consommation ; j’espère que, dans l’avenir, l’on va essayer de tempérer ça un petit peu ». Il vous reste maintenant de passer de la parole à l’action pour concrétiser ces belles valeurs.

 

Monique Côté et Pascal Grenier,

simplicitaires (adeptes de la simplicité volontaire)

Québec

 

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3.  L’humanité dans un cul-de-sac

 

 Article paru dans le Journal de Montréal, mars 2008

 

            C’est en 1970 qu’a été lancé le premier cri d’alarme « Halte à la croissance ! » par un groupe de penseurs et de scientifiques « le Club de Rome ». Depuis ce temps, les choses n’ont cessées d’empirer. Épuisement des ressources marines, appauvrissement des terres agricoles, destruction du potentiel forestier, rabaissement des nappes phréatiques, déstabilisation du climat, etc. En résumé des signes indéniables que les ressources s’épuisent et que l’équilibre terrestre se détériore. Tout ça dans un contexte où la croissance se poursuit à un rythme effréné et où la population mondiale est en forte augmentation. Quelqu’un comparait la situation à un bolide qui fonce à toute allure vers un précipice ou un mur de béton.

 

         Un signe d’espoir, les dernières enquêtes démontrent que les gens considèrent les problèmes environnementaux comme les plus importants. Toutefois, le passage à l’action en Amérique du Nord ne se fait pas vraiment. Les maisons et les autos sont de plus en plus grosses, on prend l’avion comme jamais et la publicité n’a de cesse de nous inciter à consommer toujours davantage. Bien qu’il y ait plus de personnes qui posent des gestes comme le recyclage, le compostage, l’utilisation des sacs réutilisables, etc., ces petites actions ne font pas le poids devant l’importance des problèmes et l’urgence de la situation. Certains croient que la technologie nous sauvera in extrémis. Toutefois, celle-ci apporte souvent plus de problèmes qu’autre chose et c’est davantage une fuite en avant qu’une véritable solution.

 

         Alors qu’une réduction importante de la consommation des pays riches apparait comme la seule solution possible à la problématique environnementale, les effets de cette décroissance entraîneraient une récession qui est honnie par tous les économistes. D’ailleurs les gens en général n’en veulent pas non plus et aucun parti politique, sauf en France, n’envisage une telle approche dans son programme. La décroissance est considérée comme « un suicide politique ».

 

         Pendant ce temps la publicité nous martèle : « La belle vie : j’veux pas que ça s’arrête ! ». Quelqu’un a-t-il une solution ???

 

 

Pascal Grenier, président

Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

 

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4.  Le monde serait-il en train de changer ?

 

Article paru dans le journal de Québec (édition du 9 juin 2008),

et dans le journal Métro.com de Montréal) http://www.journalmetro.com/Montreal/Edition, édition du jeudi 12 juin, page 38.

   

 

 

Depuis un certain nombre de mois, quelques changements d’importance se déroulent à l’échelle de la planète, laissant croire à un début de virage dans le bon sens pour l’avenir de l’humanité. Ces changements peuvent, à première vue, paraître de mauvaises nouvelles mais cachent souvent des progrès sur le plan écologique.

 

Augmentation du prix du pétrole

 

         L’augmentation importante du prix du pétrole depuis quelques années commencent à donner des fruits écologiques :

·  La vente des 4X4 et des VUS ont diminués de 30% aux Etats-Unis, ce qui amène les compagnies à revoir la production automobile et l’orienter vers les voitures compactes et peu consommatrices d’essence.

·  Le monde du trafic aérien est en crise. Les compagnies annoncent des pertes sensationnelles, ce qui présage l’augmentation du coût des billets et par conséquent la réduction des voyages en avion. Certaines compagnies ont déjà décidé de réduire leur flotte.

·  Le coût du transport en général ayant augmenté, la circulation des marchandises à l’échelle de la planète commence à rencontrer des difficultés. C’est un premier signe du fléchissement du mouvement de mondialisation.

 

Crise alimentaire

 

         La crise alimentaire est dramatique puisqu’elle fragilise la survie même de centaines de millions de personnes dans les pays sous-développés. Toutefois, cette situation a entraîné un revirement important de politique des grands acteurs internationaux (ONU, Banque Mondiale, Fonds Monétaire International) qui envisagent maintenant la promotion de l’agriculture vivrière (soit des productions agricoles pour consommation locales) plutôt que les cultures de produits d’exportation tel que promus lors de la vague des ajustements dits structurels.

 

Biocarburants

 

            La production d’éthanol à partir de maïs et autres produits agricoles a provoqué des augmentations de prix des aliments et une contestation à grande échelle qui ne pourra laisser les gouvernements indifférents. On a même entendu que cette production était « un crime contre l’humanité ».

 

         Voilà donc quelques éléments de l’actualité qui laissent croire à un monde en changements favorables sur le plan environnemental. Peut-être notera-t-on bientôt une réduction de l’émission de GES et d’autres progrès écologiques.

 

 

Pascal Grenier, administrateur, Réseau Québécois pour la Simplicité Volontaire et

président du Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

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5.  L’auto électrique: miracle technologique ou mirage écologique ?

 

Article paru le 17 juin 2008 sur Cyberpresse et 19 juin dans le Soleil.

Et dans Le Devoir, 20 juin http://www.ledevoir.com/2008/06/20/194793.html

 

 

Pascal Grenier

On parle beaucoup actuellement du développement des autos électriques afin de constituer une solution à moyen terme aux pénuries de pétrole appréhendées. Voyons ici l’autre volet, soit l'auto électrique comme une solution d’avenir permettant de régler certains problèmes écologiques et particulièrement celui de la pollution de l’air. Sommes-nous devant un mirage écologique?

S’il est assez évident que les véhicules électriques peuvent être efficaces pour réduire la pollution (smog) dans les centres-villes, au niveau atmosphérique plus global, les résultats positifs sont beaucoup plus douteux. En fait, l'électricité nécessaire à ces véhicules devra provenir de certaines sources d'énergie, dont les moins dispendieuses et les plus abondantes dans le monde sont le charbon, et le nucléaire. Celles-ci sont toutefois, soit très polluantes ou très dangereuses. Nous sommes privilégiés et un cas presque unique, ici au Québec, avec notre abondance d'hydroélectricité, que l'on dit propre-propre.


Tout comme les industries, qui dans les décennies '60 et '70, ont « réglé » leurs problèmes locaux de pollution atmosphérique en rehaussant leurs cheminées, la venue des véhicules électriques ne pourrait que déplacer et amplifier les problèmes de pollution. En effet, ils soulageraient les centres-villes, mais accentueraient les pluies acides et l’effet de serre à plus large échelle. Dans ce contexte, certains disent avec cynisme que globalement les ZEV (Zero Emissions Véhicles), soit des véhicules sans émissions polluantes, s’avèrent davantage des EEV (Elsewhere Emissions Vehicules), soit des véhicules polluant ailleurs.


Cette technologie ne doit pas nous faire oublier certaines approches de développement durable des transports. Celles-ci sont évidemment moins spectaculaires, mais néanmoins très recommandables comme : des politiques de réduction de l’étalement urbain, l’amélioration des transports en commun, l’optimisation du transport des marchandises spécialement par l’usage du train et du bateau, la taxation des carburants, la réduction des transports aériens, l’accroissement des déplacements non motorisés, etc.

 
Le véhicule électrique, considéré souvent comme symbole du miracle technologique pour sauver la planète, ne semble donc être en fait qu’un mirage écologique. Il pourrait simplement servir à cautionner nos pratiques actuelles inappropriées en matière de transport, tout en gonflant le portefeuille des développeurs économiques de tout acabit. Chose certaine, des recherches prospectives de type « bilan écologique », c’est-à-dire l’évaluation des impacts de la production, l’utilisation et l’élimination des véhicules électriques sont à faire. Par contre, il est certain que l'on ne se trompe pas dans la voie du développement durable des transports et ce, dès maintenant.

S’il est vrai que l’on peut économiser du pétrole avec les véhicules électriques, il ne faut pas perdre de vue que les autres bénéfices écologiques sont pour le moins plus douteux, sinon des pertes.

 

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6.  Le tourisme spatial : une aberration écologique

Le Devoir, 27 juillet; Le Soleil, 29 juillet 

À ce jour, cinq personnes ont fait du tourisme spatial associé à des sorties pour fins scientifiques. Ces voyages dans l'espace coûtaient 20 M $ à leurs milliardaires excentriques. On nous annonce pour 2010 du tourisme spatial à 200 000$ le billet, puis une autre phase ultérieure plus démocratique à 30 000$. Plusieurs entreprises se sont lancées dans cette course insensée. Ainsi, l'agence « Space Adventures » a déjà reçu les réservations de 40 000 personnes pour un voyage dans l'espace.

Pourtant le tourisme spatial est une aberration écologique. En effet, même si je n'ai trouvé sur aucun site des statistiques sur la consommation de carburant et la pollution engendrée par ces vols dans l'espace, il est évident que c'est énorme. Comment peut-on imaginer un tel manque de responsabilité environnementale de la part de ceux qui développent et ceux qui utilisent ou veulent utiliser ce genre de transport?

Devant une situation écologique mondiale qui fait l'objet des pires pronostics, n'est-il pas temps de mettre fin à ce genre de projet complètement déconnecté de la réalité environnementale? La capacité technique et les moyens financiers de faire quelque chose nécessitent-t-elles vraiment qu'on le fasse?

Gaspillage de ressources

À l'heure où de plus en plus de gens pensent à acheter local et à utiliser le moins possible l'avion, comment peut-on envisager que des gens, pour des seules fins de divertissement, se rendent dans l'espace, avec un coût environnemental extrêmement élevé? Les quelques minutes de vie en apesanteur valent-elles vraiment ce gaspillage de ressources et cette pollution?

Les simplicitaires trouvent déplorable ce genre d'activité qui accentue le clivage social entre les riches et les moins nantis et qui a des conséquences écologiques négatives hors de proportion. Les sommes inouïes ainsi volatilisées pourraient servir à des causes beaucoup plus nobles. C'est aussi une belle occasion pour nos gouvernements de se rendre compte que certaines gens ont des argents qui pourraient être mieux redistribués par leur entremise. Enfin, il faut prendre conscience que certaines activités économiques n'ont rien d'un réel progrès.

Pascal Grenier, administrateur

Réseau Québécois pour la Simplicité Volontaire

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/200809/08/01-653652-le-tourisme-spatial-une-aberration-ecologique.php

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7.  Des panneaux-réclames de trop

 

LeSoleil, publié le 27 octobre 2008

 

(Lettre envoyée au conseil municipal de Québec)

 

Le conseil d’administration du Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) désire vous manifester son total appui dans le dossier visant la disparition des panneaux-réclames le long des routes de la ville de Québec.

 

         Vous justifiez votre décision pour des raisons d’esthétisme et c’est tout à fait vrai que ces enseignes grands formats sont une réelle pollution visuelle, qui dégrade plusieurs de nos beaux paysages. On pourrait dire aussi que c’est un objet de distraction de plus pour les conducteurs(trices) et, par conséquent, un risque d’accident supplémentaire.

 

         La disparition de ces 158 enseignes géantes produira une réduction significative de l’exposition à la publicité. Ceci n’a rien de négatif, à notre point de vue, puisqu’il est reconnu que le paysage publicitaire est considérablement sursaturé G. Hofmann, Université Orlando. En effet, selon plusieurs études étatsuniennes, les gens sont exposés à entre 2 500 et 5 000 messages publicitaires quotidiennement. Ceci entraine certaines personnes dans des comportements de surconsommation aux nombreux effets négatifs sur l’environnement, la santé et l’équilibre  même des personnes et de leur famille

 

         Finalement, on ne peut passer sous silence ces panneaux-réclames de mauvais goût, comme ceux de la Banque Laurentienne, utilisant de très jeunes enfants pour la promotion de prêts hypothécaires, mais dont le message peut rendre les parents coupables de ne pas être propriétaires d’une maison.

 

En toute simplicité,

 

Pascal Grenier, resp. pour le conseil d’administration

Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

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8.  Les appareils irréparables, quel gaspillage!

Le Soleil, dimanche 16 novembre 2008, p. 33
Opinion :  La lettre de la semaine

Dans les années 1970, les biens étaient fabriqués pour durer
longtemps. Ils étaient résistants et conçus pour être réparés.
Actuellement, nous sommes tous impuissants à faire réparer les
appareils électriques et électroniques. En effet, lorsque les plus
déterminés d'entre nous se présentent chez les quelques réparateurs
qui restent, ils se font répondre que ça ne vaut pas la peine et de
mettre leur lecteur DVD ou leur grille-pain aux rebuts. La logique
est qu'il en coûterait plus cher de les réparer que d'en acheter des
neufs.

Quel gaspillage, quelle catastrophe environnementale cela représente
à l'échelle de la planète! En effet, il y a là des quantités très
importantes de ressources naturelles, principalement des métaux et
des plastiques très polluants à exploiter ou à produire qui sont mis
rapidement aux rebuts. Pensons aussi à l'énergie nécessaire à toutes
les étapes, soit de l'extraction, de la production, du transport et
enfin de la disposition comme déchet qui est en grande partie
gaspillée.

Jusqu'à date, aucune solution, à ma connaissance, n'a été avancée
pour répondre à ce problème. Je propose ici, sans prétention, une
idée qui pourrait améliorer considérablement le gaspillage associé
aux appareils électriques et électroniques.

Une garantie prolongée gratuite

À mon sens, les gouvernements devraient exiger des manufacturiers,
qu'ils garantissent les produits, vendus sur leur territoire pour un
minimum de 10 ans. Ceci serait une amélioration aux garanties légales
qui couvrent déjà les produits sur de courtes périodes. Il est à
noter qu'il ne s'agit pas ici d'une garantie prolongée payée par le
consommateur, mais d'une garantie offerte par le fabricant. Ceci
inciterait ces derniers à fabriquer des produits de meilleure qualité
et plus durables.

Passé 10 ans, il faudrait encore être capable de faire réparer les
appareils. Dans ce contexte, les pièces de rechange devraient être
disponibles pour un autre 10 ans à un prix raisonnable. Un bénéfice
additionnel associé aux conditions qui précèdent serait d'amener les
fabricants à produire des biens facilement réparables.

La réduction du gaspillage associé aux impossibilités actuelles de
réparation des appareils électriques et électroniques est un
véritable défi environnemental. Bien qu'il ait passé inaperçu
jusqu'ici, ce problème n'est pas moins d'une importance capitale.

Benoît Grenier, arr. Charlesbourg

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9.  Faire plaisir sans dépenser

 

Marc Allard , journaliste au Soleil   (Interview lors de la journée sans achat) 

Publié dans le Soleil du 29 novembre et sur Cyberpresse

 

Des membres du Groupe de simplicité volontaire de Québec ont distribué une liste de présents qui ne coûtent rien, ou presque.

 

Le Groupe de simplicité volontaire de Québec a une suggestion pour ceux qui craignent que les cadeaux de Noël offerts se trouvent vite au placard : ne pas en acheter. 

 

Pour souligner la Journée internationale sans achats, des membres du regroupement ont distribué hier au centre-ville de Québec une liste de présents qui ne coûtent rien, ou presque.

 

Celle-ci propose, entre autres, des «cadeaux de temps», comme un repas aux chandelles et un massage. Ou encore des «cadeaux d'expérience», par exemple en transmettant ses connaissances en cuisine, en menuiserie ou en musique.

 

«Notre idée, c'est de diminuer la surconsommation», explique le président du Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ), Pascal Grenier. «Je regarde les gens, et ils disent : ?On a de l'ouvrage.? Oui, on a de l'ouvrage, mais il faut commencer quelque part.» Selon lui, les cadeaux peuvent constituer un bon point de départ.  

Le GSVQ encourage aussi à offrir des «cadeaux budget zéro», comme des objets personnels ou des livres déjà lus. Sans oublier les cadeaux faits à la main, par exemple des calendriers familiaux, des enregistrements audio ou vidéo ou des recueils de recettes.

 

La coordonnatrice du GSVQ, Monique Côté, souligne que ces présents plus personnels sont davantage appréciés par ceux qui les reçoivent. Et ils permettent de freiner le cycle de la consommation.

 

«Les producteurs de bébelles créent des besoins continuellement et obligent les gens (...) à consommer, dit-elle. Maintenant, si tu as un lecteur de cassettes VHS et que tu vas dans un club vidéo, tu trouves juste des DVD. Donc, l'appareil que tu as à la maison, il n'est plus bon. Il y a une pression énorme, autant sur le (portefeuille du) citoyen que sur l'environnement.»

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/200811/28/01-805478-faire-plaisir-sans-depenser.php

 

 

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10. Débat sur l'environnement: les libéraux brillent par leur absence

 

Nadia Ross, LeSoleil   

Publié le 1er décembre 2008

 

À l'occasion de la campagne électorale provinciale, le Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) a organisé un débat sur l'environnement, hier. À la table d'honneur, six chaises avaient été installées pour les représentants des cinq partis et pour une médiatrice. Dans la grande salle du Centre culture et environnement Frédérick-Back, un seul siège n'était pas occupé, celui des libéraux.

 

«J'ai contacté le parti à plusieurs reprises pour les inviter. Mais il semble que les libéraux ne veulent pas parler d'environnement car personne ne pouvait se libérer pour participer au débat», a relaté Benoît Grenier, un des organisateurs de l'événement, se plaignant du manque d'engagement des partis sur les questions d'écologie.Le sujet n'est d'ailleurs pas suffisamment soulevé dans cette campagne, a noté Pascal Grenier, président du GSVQ lors de son mot de bienvenue. «Et il n'y a eu aucune question reliée à l'écologie dans le débat des chefs», a-t-il rappelé.

 

Ce qui était tout le contraire lors des élections fédérales. «Le rôle qu'a joué le gouvernement Harper par rapport au Protocole de Kyoto était tellement rétrograde que ça devenait payant pour à peu près tous les partis de parler des enjeux écologiques, a commenté Serge Roy de Québec solidaire. Au Québec, M. Charest a décidé de déclencher les élections sous le faux prétexte qui fallait gérer la crise économique; il a donc mis la table sur des enjeux qui ne touchent pas beaucoup à l'écologie.»

 

Propositions

 

Pourtant, tous les autres partis ont été aptes à présenter des propositions en matière d'environnement. Des investissements massifs dans les transports en commun aux promesses de soutien au développement des énergies propres, chacun avait préparé son énoncé vert.

Le PQ, représenté par l'ancien journaliste environnemental de Québec Hebdo et candidat dans Vanier, Éric Boucher, veut investir 30 millions $ dans le réseau de transport en commun de la ville de Québec pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

 

Un sujet qui a trouvé son écho chez le syndicaliste, militant et candidat de Québec solidaire dans Taschereau, Serge Roy. De son côté, il prône le développement du projet de tramway et de celui d'un train de banlieue pour désengorger le centre-ville. Aussi, son parti propose que le projet d'Écolobus s'étende dans les quartiers mal desservis par les autobus et que le service de traversier devienne gratuit pour les piétons.

 

Quant à l'ADQ, le conseiller en matière de santé au cabinet de Mario Dumont et candidat dans Jean-Talon, Martin Briand, s'est démarqué avec le plan de son parti au sujet de la gestion de l'eau. À l'instar d'importants investissements dans les infrastructures déjà en place, il dit que son parti s'engage à protéger les milieux humides et les bassins versants de la région. «L'ADQ est pour la redevance et croit que l'eau devrait être considérée comme un patrimoine commun», a-t-il dit.

Enfin, l'agriculteur, spécialiste en aménagement et gestion de la faune et candidat dans Montmorency Jacques Legros parlait pour le Parti vert. Pour lui, la réponse à la crise environnementale doit passer par une décentralisation des financements, par une remise en question des modes de vie et par la stimulation de l'économie locale avec, entre autres, l'agriculture de proximité et le soutien aux petites entreprises.

 

Devant un auditoire d'une quinzaine de personnes, les participants ont également échangé sur l'étalement urbain, la gestion des matières résiduelles et sur le projet Rabaska. Le tout dans une ambiance de courtoisie, loin d'un débat enflammé.

 

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/200811/30/01-805904-debat-sur-lenvironnement-les-liberaux-brillent-par-leur-absence.php

 

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11. L'industrie du vêtement recyclé: du neuf? Non merci!  

 

Interview avec Sonia Matte et Pascal Grenier par  Baptiste Ricard-Châtelain.

Article paru le 23 décembre 2008 sur Cyberpresse et dans le Soleil .

 

Provenance : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/200812/22/01-812624-lindustrie-du-vetement-recycle-du-neuf-non-merci.php

 

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil,  23 décembre 2008

 (Québec) «S'ils veulent continuer à engloutir leur salaire dans leurs vêtements, ça les regarde!»

Sonia Matte a un bon emploi à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Pourtant, elle a choisi de s'habiller avec les vêtements dont nous nous dépouillons.

«Ça n'a rien à voir avec mon salaire, c'est parce que j'ai décidé de moins consommer (...) C'est vraiment une philosophie de vie, explique-t-elle. Ce n'est pas parce que je n'ai pas les sous, c'est parce que je trouve que ça n'a pas d'allure de payer 300 $ pour un costume neuf!»

La résidante de Québec éprouve un plaisir certain à chercher les perles vestimentaires dans les boutiques offrant des vêtements usagés; c'est une chasse aux trésors, illustre-t-elle. «Je trouve de très beaux morceaux à prix dérisoire.»

Ce magasinage parallèle lui permet, en plus, de faire un pied de nez bien senti à l'industrie : «Il n'y a pas un manufacturier qui va m'obliger à porter ce qu'il a décidé qui est à la mode!»

L'appel des vêtements neufs est néanmoins parfois trop fort... Sonia Matte n'a pas déniché les bottes d'hiver désirées, elle s'est donc offert une virée chez un marchand local, en quête d'un «produit québécois de qualité et durable».

Au fait, qu'en pensent vos collègues, votre entourage? Mme Mat­te convient que les escapades dans les friperies, que les vêtements usagés, rebutent d'aucuns. «Il ne faut vraiment pas avoir d'orgueil mal placé.»

Changement de mentalité

Copropriétaire de la friperie Boomerang, sise boulevard de l'Ormière, Monique Maltais observe un changement dans les mentalités. «C'est plus qu'une mode, la récupération vestimentaire. On est rendu à cette étape-là dans notre société.»

Ses clients? «Ce sont des gens qui ont le goût de faire autre chose avec leur argent.» Une habituée habille ses trois enfants deux fois l'an à la friperie. Et garde ses billets pour voyager, pour les sports, les loisirs, assure-t-elle.

Pas de guenilles ici. Tous les vêtements sont déposés dans un bac, à l'avant du commerce, par les résidants du coin. Un gros bac de métal rempli tous les jours.

Mme Maltais nous offre une visite guidée. Manteau d'un magasin réputé, vêtements pour enfants en quantité, quelques jouets... et beaucoup de vêtements féminins ? ces dames auraient l'habitude de renouveler la garde-robe!

Pascal Grenier, responsable du Groupe de simplicité volontaire de Québec, remarque d'ailleurs que sa conjointe ne peine pas à s'habiller à 80 % ou 90 % dans la filière de l'usagé. «Il y a un choix beaucoup plus grand que dans les magasins de neuf. C'est beaucoup, beaucoup plus diversifié.»

«Ce ne sont pas des vêtements des années 1970», enchaîne-t-il. Les friperies reçoivent tellement de vêtements qu'elles ne conserveraient que les plus beaux morceaux.

Dans l'espoir de faire tomber des réticences, Pascal Grenier en remet : «Quand on achète usagé dans une friperie, on se trouve à acheter local!» Même si le vêtement est confectionné en Chine, 100 % des revenus de l'usagé sont injectés au Québec. «Il ne faut pas avoir honte d'aller là. Ça aide l'organisme en plus de protéger l'environnement.»

Ras-le-bol

Le ras-le-bol de la directrice de la Ressourcerie de Lac-Saint-Charles est palpable... même au bout du fil téléphonique.

Diane Laberge patauge pour maintenir à flot son «entreprise» de récupération; elle ne dispose pas de beaucoup de temps pour discourir avec la presse. Elle profite néanmoins de la tribune pour darder les municipalités : les ressourceries et autres récupérateurs libèrent les sites d'enfouissement de tonnes de matières, lance-t-elle; pourtant les mairies ne les subventionneraient pas suffisamment, voire pas du tout.

Elle s'offre en exemple : «Ça fait 14 ans qu'on existe et on n'a pas d'entente avec la Ville pour la collecte. Il n'y a pas de reconnaissance.»

Trop chers, les vêtements...

Les vêtements neufs ne valent pas le prix payé, clame Andréanne Leclerc-Marceau, agente d'information et de logistique en commerce équitable chez Équiterre.

Nécessairement, les travailleurs dans toute la chaîne de production sont exploités, selon elle. Pour un gilet, par exemple, il faut rémunérer les producteurs de coton, les transformateurs fabriquant le fil puis le tissu, les travailleurs le nettoyant, puis les couturiers. Ensuite, le vêtement voyage en bateau, en camion, pour finalement être vendu. «C'est sûr que ce vêtement ne vaut pas 10 $».

Guide l'acheteur

Des exemples de prix à la friperie Boomerang, boul. de l'Ormière:

>> Souliers pour enfant : 3 $ à 5 $

>> Bottes pour adulte : 9 $

>> Pantalon : 5 $ à 7 $

>> Chandail : 4 $ à 5 $

>> Chemise : 4 $ à 5 $

>> Vêtements pour bébé : 1 $ à 5 $

>> Manteau d'un magasin de luxe : 25 $

Sur le Web

>> Le guide Achetez usagé! : www.reduiremesdechets.com

>> Adresses de récupérateurs et de recycleurs :dans la section «Répertoires» de www.recyc-quebec.gouv.qc.ca

>> Guide du vêtement responsable, Équiterre : www.equiterre.org/equitable/guide-vr.php

 

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12.  Vivre selon ses besoins plutôt que selon ses moyens

Publié le 26 décembre 2008  sur Cyberpresse et Le Soleil

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200812/23/01-812834-vivre-selon-ses-besoins-plutot-que-selon-ses-moyens.php

 

Publié le 17 décembre dans le Droit sous les titre : Crise financière et simplicité volontaire

 

La crise financière est à nos portes. Nos gouvernements s'y préparent à Québec comme à Ottawa. Le Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) et le Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) croient que l'approche de la réduction de la consommation, qu'ils proposent depuis des années, est valide plus que jamais, et ce, même en temps de crise. Selon les simplicitaires, c'est l'occasion d'effectuer des changements sociaux et économiques profonds plutôt que cosmétiques. Lorsque les adeptes de la simplicité volontaire avancent l'idée de la réduction de la consommation pour accroître la qualité de vie, plusieurs argumentent que ça va nuire à l'économie. Ne faut-il pas consommer pour faire rouler l'économie dit l'adage populaire ?

Au contraire, les faits récents nous montrent que c'est en grande partie, la surconsommation, voire l'hyperconsommation, associée à l'endettement excessif, qui a créé la crise financière mondiale? Traditionnellement, les gouvernements stimulent la consommation en période de récession. Si on fait de même cette fois, ne va-t-on pas nourrir la cause de la crise financière ?

Les simplicitaires proposent plutôt d'accepter une certaine réduction de la consommation, parce que nous vivons dans une société de surconsommation qui n'est pas viable. Cette décroissance pourrait être modulée par une augmentation du commerce non-matériel ou moins matériel, comme celui des services, de la culture, du savoir, de la relation d'aide, de la croissance personnelle, etc. Les effets négatifs de la récession pourraient ainsi être amoindris, tout en minimisant les impacts sur l'environnement.

De plus, les simplicitaires peuvent offrir des modèles alternatifs à celui de la surconsommation qui règne sur nos sociétés, car ceux-ci en font l'expérience au quotidien.

- Vivre selon ses besoins plutôt que selon ses moyens ;

- Avoir un logement et une auto (si nécessaire) dimensionnées selon ses vrais besoins ;

- Se rapprocher de son lieu de travail pour réduire les déplacements ;

- Augmenter la longévité des objets en les réparant et apprêter ses aliments soi-même ;

- Adopter des modes de transport écologiques (covoiturage, transport en commun, location court terme, vélo, marche ;

- Etc. (mille et une autres solutions). Et peut-être plus important, de faire tout cela non dans un esprit de sacrifice ou avec un sentiment de manque, mais dans la reconnaissance qu'une fois les anciennes habitudes brisées, ces alternatifs apportent, le plus souvent, une grande libération, la fierté et un mieux-être profond.

Aussi, un meilleur partage de la richesse, ce qui est au coeur de la philosophie de la simplicité volontaire, peut aider à résoudre les problèmes qu'accentuera la récession. En effet, il ne manque pas de richesse financière au Québec, même si les principaux partis politiques promettent toujours d'en créer plus, c'est sa répartition qui n'est pas suffisamment équitable.

La crise économique est intimement liée à l'environnement. Puisque la planète nous montre de plus en plus, que les limites de son exploitation et de sa pollution sont atteintes, une réduction de l'exploitation des ressources et de l'énergie, une diminution du transport et de la consommation en général, sont de bonnes nouvelles sur le plan écologique.

Finalement, il apparaît donc qu'une migration de mentalité et d'attitudes vers la simplicité volontaire pourrait être d'un secours précieux, non seulement dans le cadre de la présente crise économique, mais également pour amoindrir et traverser la crise écologique, beaucoup plus sérieuse, qui pourrait très bien suivre les présentes difficultés financières.

Pascal Grenier, Groupe de simplicité volontaire de Québe

 

 

13. La crise financière et la simplicité volontaire

 

Version plus étoffée du précédent. Par Louis Chauvin et Pascal Grenier.

Envoyé au Devoir, dec2008

 

 

         La crise financière est à nos portes. Nos gouvernements s’y préparent à Québec comme à Ottawa. On s'évertue à trouver toutes sortes de raisons pour expliquer cette crise, et elle est, en effet, très complexe. Cependant, les faits récents nous révèlent que c’est en grande partie la surconsommation, voire l’hyperconsommation, associée à l’endettement excessif, qui a créé cette situation critique mondiale.

 

Diminution de la consommation

 

         Selon les simplicitaires, l’occasion est favorable pour effectuer des changements sociaux et économiques profonds plutôt que cosmétiques. En effet, le Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) et le Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) croient que l’approche de la réduction de la consommation, qu’ils proposent depuis des années, est valide plus que jamais, et ce, même en temps de crise. Lorsque les adeptes de la simplicité volontaire avançaient l’idée de la réduction de la consommation, plusieurs argumentaient que cela allait nuire à l’économie. Ne faut-il pas consommer pour faire rouler l’économie, dit l’adage populaire?

 

Or, aujourd’hui on constate, que consommer à l’excès, comme l’on fait les étatsuniens depuis plusieurs années, a menés au bord de la faillite économique des millions de personnes et fragilisé le pays tout entier et même plus. Par opposition, une vie de simplicitaire avec une consommation raisonnable, satisfaisant les besoins essentiels et un peu plus, est la meilleure assurance d’un équilibre financier à long terme pour les individus et les pays.

 

Plusieurs ont peur de la simplicité volontaire, craignant les privations extrêmes et la pauvreté. Or, pourquoi ne pas profiter de la situation actuelle pour démontrer, comme le révèle la majorité des études, que les gens qui simplifient leur vie matérielle volontairement, tout en s'occupant plus de l'immatériel comme le développement personnel, les relations interpersonnelles et la spiritualité ne s'en portent que mieux physiquement et psychologiquement.

 

Dégénérescence environnementale

 

Par le passé, l'économie misait sur l'illusion d'un monde aux ressources illimitées et d'une capacité d'absorber tous les déchets que pouvait produire l'humanité. Nous avons donc développé un système basé sur la croissance continue et l'obsolescence planifiée, le tout supporté et encouragé par l'industrie de la publicité et du marketing qui s'acharne, par tous les moyens possibles, à nous convaincre que nous serons plus heureux en consommant toujours davantage.

 

Or cette idéologie de surconsommation est la base de la dégénérescence environnementale. Ceci, ni le milieu des affaires, ni les gouvernements et ni les groupes environnementaux ne l’ont reconnu explicitement. Puisque la planète nous montre de plus en plus que les limites de son exploitation et de sa pollution sont atteintes, une réduction de l’exploitation des ressources et de l’énergie ainsi qu’une diminution du transport et de la consommation en général, conséquences de la présente crise, sont de bonnes nouvelles sur le plan écologique.

 

Traditionnellement, les gouvernements tentent de stimuler la consommation en période de récession. Si on fait de même cette fois, ne va-t-on pas nourrir la cause de cette crise? N'est-il pas de plus en plus clair aussi que l'option consommation en croissance constante mène à un cul-de-sac écologique en plus d’économique. Ne serait-il pas temps que les gouvernements, des trois niveaux, s’orientent de façon énergique vers des actions prenant partie carrément pour la protection de l’environnement, plutôt que de favoriser le monde économique? Attendrons-nous une situation irréversible avant d’agir?

 

 Croissance modulée et emplois

        

         Comme exprimés dans les paragraphes qui précèdent, les simplicitaires proposent d’accepter, voire d'accueillir, une certaine réduction de la consommation. Afin de minimiser les effets négatifs qui pourraient survenir, cette décroissance pourrait être modulée par une augmentation du commerce non-matériel ou moins matériel, qui a peu d’effets délétères sur l’environnement. Ce type de commerce comprend celui des services, de la culture, du savoir, de la relation d’aide, de la croissance personnelle, etc.

 

De plus, les gouvernements pourraient favoriser la mise en place d’activités économiques dans les domaines du réemploi, du recyclage, de la transformation des matériaux récupérés et du compostage. Il serait possible aussi que nos dirigeants exigent des fabricants que les produits de consommation soient plus durables et réparables. Les réparations diverses procureraient du travail à de nombreuses personnes. D’autres emplois pourraient aussi être créés pour désintoxiquer la planète plutôt que d'essayer de récupérer des emplois dans le secteur de l'automobile, un des éléments les plus nocifs pour la santé des écosystèmes et des humains.

 

 

La vie simple au quotidien        

 

Les simplicitaires peuvent offrir des modèles alternatifs à celui de la surconsommation qui règne sur nos sociétés et aussi aider beaucoup de gens en période de récession, car ceux-ci font depuis longtemps l’expérience de la vie simple au quotidien. Voici quelques exemples :

 

·   Vivre selon ses besoins plutôt que selon ses moyens;

·   Avoir un logement et une auto (si nécessaire) dimensionnés selon ses vrais besoins;

·   Augmenter la longévité des objets en les réparant;

·   Apprêter ses aliments soi-même et réduire sa consommation de viande;

·   Troquer, louer, emprunter ou acheter usagé;

·   Se rapprocher de son lieu de travail pour réduire les déplacements;

·   Adopter des modes de transport écologique;

·   Favoriser la mise en commun : cuisines collectives, garderies, bibliothèques, piscines et joujouthèques publiques, etc.

·   Etc. (mille et une autres solutions).

 

Et peut-être plus important, de faire tout cela non dans un esprit de sacrifice ou avec un sentiment de manque, mais dans la reconnaissance qu’une fois les anciennes habitudes brisées, ces alternatifs apportent, le plus souvent, une grande libération, la fierté et un mieux-être profond. En effet, il y a beaucoup de satisfaction voire de bonheur à être cohérent entre ses valeurs et ses actions.

 

Le partage de la richesse

 

         Pour aider dans le cadre de la présente crise économique, les simplicitaires, en plus de proposer la réduction de la consommation, font la promotion d’un meilleur partage de la richesse. En effet, une diminution des écarts entre riches et pauvres réduit la criminalité, la délinquance, la jalousie et l’envie. Mais ce qui est encore plus important, les fréquents comportements ostentatoires des gens riches, créent une spirale ascendante de consommation entraînant  des gens de classes sociales inférieures qui aspirent à « monter », ce qui donne des résultats catastrophique pour l’environnement.

 

Il apparaît donc qu’une migration de mentalités et d’attitudes vers la simplicité volontaire, tant dans nos vies privées, dans nos processus commerciaux que dans l’administration gouvernementale pourrait être d’un secours précieux dans le cadre de la présente crise économique. De surcroît, elle pourrait de plus nous aider à traverser la crise écologique, beaucoup plus sérieuse, qui pourrait très bien suivre les présentes difficultés financières.

 

 

Pascal Grenier

Président, Groupe de simplicité volontaire de Québec

(418) 660-3550 Québec

 

Louis Chauvin

Président, Réseau québécois pour la simplicité volontaire

(514) 937-3159 Montréal