Le GSVQ dans les médias

en 2009

 

 

 

La crise financière et la simplicité volontaire

Article paru dans le journal Le Devoir (08-01-2009) et dans LeDevoir.com

Par Pascal Grenier et Louis Chauvin

 

            La crise financière est à nos portes. Nos gouvernements s’y préparent à Québec comme à Ottawa. On s'évertue à trouver toutes sortes de raisons pour expliquer cette crise, et elle est, en effet, très complexe. Cependant, les faits récents nous révèlent que c’est en grande partie la surconsommation, voire l’hyperconsommation, associée à l’endettement excessif, qui a créé cette situation critique mondiale.

 

Diminution de la consommation

 

         Selon les simplicitaires, l’occasion est favorable pour effectuer des changements sociaux et économiques profonds plutôt que cosmétiques. En effet, le Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) et le Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) croient que l’approche de la réduction de la consommation, qu’ils proposent depuis des années, est valide plus que jamais, et ce, même en temps de crise. Lorsque les adeptes de la simplicité volontaire avançaient l’idée de la réduction de la consommation, plusieurs argumentaient que cela allait nuire à l’économie. Ne faut-il pas consommer pour faire rouler l’économie, dit l’adage populaire?

 

Or, aujourd’hui on constate, que consommer à l’excès, comme l’on fait les étatsuniens depuis plusieurs années, a menés au bord de la faillite économique des millions de personnes et fragilisé le pays tout entier et même plus. Par opposition, une vie de simplicitaire avec une consommation raisonnable, satisfaisant les besoins essentiels et un peu plus, est la meilleure assurance d’un équilibre financier à long terme pour les individus et les pays.

 

Plusieurs ont peur de la simplicité volontaire, craignant les privations extrêmes et la pauvreté. Or, pourquoi ne pas profiter de la situation actuelle pour démontrer, comme le révèle la majorité des études, que les gens qui simplifient leur vie matérielle volontairement, tout en s'occupant plus de l'immatériel comme le développement personnel, les relations interpersonnelles et la spiritualité ne s'en portent que mieux physiquement et psychologiquement.

 

Dégénérescence environnementale

 

Par le passé, l'économie misait sur l'illusion d'un monde aux ressources illimitées et d'une capacité d'absorber tous les déchets que pouvait produire l'humanité. Nous avons donc développé un système basé sur la croissance continue et l'obsolescence planifiée, le tout supporté et encouragé par l'industrie de la publicité et du marketing qui s'acharne, par tous les moyens possibles, à nous convaincre que nous serons plus heureux en consommant toujours davantage.

 

Or cette idéologie de surconsommation est la base de la dégénérescence environnementale. Ceci, ni le milieu des affaires, ni les gouvernements et ni les groupes environnementaux ne l’ont reconnu explicitement. Puisque la planète nous montre de plus en plus que les limites de son exploitation et de sa pollution sont atteintes, une réduction de l’exploitation des ressources et de l’énergie ainsi qu’une diminution du transport et de la consommation en général, conséquences de la présente crise, sont de bonnes nouvelles sur le plan écologique.

 

Traditionnellement, les gouvernements tentent de stimuler la consommation en période de récession. Si on fait de même cette fois, ne va-t-on pas nourrir la cause de cette crise? N'est-il pas de plus en plus clair aussi que l'option consommation en croissance constante mène à un cul-de-sac écologique en plus d’économique. Ne serait-il pas temps que les gouvernements, des trois niveaux, s’orientent de façon énergique vers des actions prenant partie carrément pour la protection de l’environnement, plutôt que de favoriser le monde économique? Attendrons-nous une situation irréversible avant d’agir?

 

 Croissance modulée et emplois

        

         Comme exprimés dans les paragraphes qui précèdent, les simplicitaires proposent d’accepter, voire d'accueillir, une certaine réduction de la consommation. Afin de minimiser les effets négatifs qui pourraient survenir, cette décroissance pourrait être modulée par une augmentation du commerce non-matériel ou moins matériel, qui a peu d’effets délétères sur l’environnement. Ce type de commerce comprend celui des services, de la culture, du savoir, de la relation d’aide, de la croissance personnelle, etc.

 

De plus, les gouvernements pourraient favoriser la mise en place d’activités économiques dans les domaines du réemploi, du recyclage, de la transformation des matériaux récupérés et du compostage. Il serait possible aussi que nos dirigeants exigent des fabricants que les produits de consommation soient plus durables et réparables. Les réparations diverses procureraient du travail à de nombreuses personnes. D’autres emplois pourraient aussi être créés pour désintoxiquer la planète plutôt que d'essayer de récupérer des emplois dans le secteur de l'automobile, un des éléments les plus nocifs pour la santé des écosystèmes et des humains.

 

 

La vie simple au quotidien        

 

Les simplicitaires peuvent offrir des modèles alternatifs à celui de la surconsommation qui règne sur nos sociétés et aussi aider beaucoup de gens en période de récession, car ceux-ci font depuis longtemps l’expérience de la vie simple au quotidien. Voici quelques exemples :

 

·    Vivre selon ses besoins plutôt que selon ses moyens;

·    Avoir un logement et une auto (si nécessaire) dimensionnés selon ses vrais besoins;

·    Augmenter la longévité des objets en les réparant;

·    Apprêter ses aliments soi-même et réduire sa consommation de viande;

·    Troquer, louer, emprunter ou acheter usagé;

·    Se rapprocher de son lieu de travail pour réduire les déplacements;

·    Adopter des modes de transport écologique;

·    Favoriser la mise en commun : cuisines collectives, garderies, bibliothèques, piscines et joujouthèques publiques, etc.

·    Etc. (mille et une autres solutions).

 

Et peut-être plus important, de faire tout cela non dans un esprit de sacrifice ou avec un sentiment de manque, mais dans la reconnaissance qu’une fois les anciennes habitudes brisées, ces alternatifs apportent, le plus souvent, une grande libération, la fierté et un mieux-être profond. En effet, il y a beaucoup de satisfaction voire de bonheur à être cohérent entre ses valeurs et ses actions.

 

Le partage de la richesse

 

         Pour aider dans le cadre de la présente crise économique, les simplicitaires, en plus de proposer la réduction de la consommation, font la promotion d’un meilleur partage de la richesse. En effet, une diminution des écarts entre riches et pauvres réduit la criminalité, la délinquance, la jalousie et l’envie. Mais ce qui est encore plus important, les fréquents comportements ostentatoires des gens riches, créent une spirale ascendante de consommation entraînant  des gens de classes sociales inférieures qui aspirent à « monter », ce qui donne des résultats catastrophique pour l’environnement.

 

Il apparaît donc qu’une migration de mentalités et d’attitudes vers la simplicité volontaire, tant dans nos vies privées, dans nos processus commerciaux que dans l’administration gouvernementale pourrait être d’un secours précieux dans le cadre de la présente crise économique. De surcroît, elle pourrait de plus nous aider à traverser la crise écologique, beaucoup plus sérieuse, qui pourrait très bien suivre les présentes difficultés financières.

 

 

Pascal Grenier

Président, Groupe de simplicité volontaire de Québec

(418) 660-3550 Québec

 

Louis Chauvin

Président, Réseau québécois pour la simplicité volontaire

(514) 937-3159 Montréal

 

http://www.ledevoir.com/2009/01/08/226225.html

 

 

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Densifier ou étaler : le débat de Ste-Foy

Article paru dans le journal Le Soleil  (13-03-2009)

par Pascal Grenier

 

 

Un débat s’est engagé à Ste-Foy-Sillery concernant une possible densification du bâti dans l’arrondissement. Il faut être bien conscient que s’il n’y a pas de densification des quartiers centraux, il y aura continuation de l’étalement urbain. L’enjeu est majeur, car la décision qui sera prise ici pour SFS influencera celle de plusieurs autres arrondissements près du cœur de Québec. L’enjeu est majeur aussi car l’étalement urbain est central dans la problématique environnementale contemporaine.

 

Conséquences de l’étalement urbain

 

         D’abord mentionnons que la région de Québec est déjà très étalée, conséquences de la construction d’autoroutes dans toutes les directions. On a favorisé ce que J.F. Lefebvre, Y. Guérard et J.P. Drapeau ont qualifié de « trilogie du gaspillage : auto-bungalow-banlieue » dans leur excellent livre « L’autre écologie ».

 

         Parmi les conséquences de l’étalement urbain, mentionnons la multiplication des automobiles (2 ou 3 par maison), l’augmentation des déplacements de toutes sortes, l’accroissement des dépenses énergétiques de chauffage pour une maison isolée comparé à un jumelé (-15%) ou une maison en rangée (-30%).

 

         Si l’on compare une densité moyenne d’un quartier de duplex avec un quartier de bungalow il faut beaucoup plus d’infrastructures : rues, trottoirs, égouts, aqueduc, éclairage de rues. De même les services coûtent plus cher : déneigement, enlèvement des ordures, service de récupération, distribution d’électricité, de gaz naturel, de téléphone, de service postal et bien d’autres.

 

Solution

 

         La seule solution à l’étalement urbain est la densification des quartiers centraux. Cependant pour conserver la qualité de vie de ces quartiers une densification douce est idéale, comme ce qui est proposé à SFS. Complété avec une humanisation de la ville, c’est-à-dire  conserver suffisamment de parcs et d’espaces verts, prévoir des  services de proximité comme on retrouve, par exemple, dans les secteurs des rues Cartier et Maguire, dessiner ou redessiner les rues résidentielles de façon à ce que les voitures en transit n’y passent pas, etc.

 

La densification permet de plus de bénéficier de toutes sortes de services efficaces comme le transport en commun (avec passages fréquents, ce qui n’est pas possible en banlieue trop peu dense), des trottoirs (ce que plusieurs municipalités périphérique ne peuvent se permettre dans les rues résidentielles). Personnellement j’ai toujours des craintes pour la sécurité des piétons dans certaines municipalités de banlieue où il n’y a pas de trottoirs et où l’éclairage est déficient.

 

         Toutefois, je trouve que les tours à bureau en construction à Ste-Foy ne s’intègre pas très bien au bâti actuel et à la présence de nombreuses résidences à proximité. L’opposition de la population (550 signataires de la pétition) était d’ailleurs probablement davantage dirigée contre les tours que la densification douce du bâti résidentiel.

 

 

Avenir

 

         La densification des centres-villes est vraiment la voie d’avenir pour l’aménagement des villes. Il ne faut pas oublier qu’à chaque fois qu’une maison se construit à Val Bélair, par exemple, il y a au moins une auto supplémentaire, sinon deux, qui fera le déplacement pendulaire Val Bélair-Québec puis Québec-Val Bélair tous les jours, soit environ 80 km, et ce pendant environ 100 ans, soit l’espérance de vie d’une maison standard. Comme on peut le voir, le développement résidentiel est très structurant et a des conséquences sur de nombreuses années.

 

Aux gens de SFS qui ont une décision importante à prendre sur le type d’urbanisation de leur arrondissement, laquelle aura des conséquences sur toute la région de Québec, je leurs suggèrent de décider en pensant à l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

 

 

Pascal Grenier, prés.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

(418) 660-3550

 

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Tourisme vert :

s’occuper des broutilles et négliger l’essentiel !

par Pascal Grenier , envoyé aux médias le 20-03-2009

 

 

         À Québec se tenait récemment le « Symposium international sur le tourisme durable ». On y a mis l’accent sur un virage vert. Comment le tourisme international essentiellement basé sur du transport aérien grandes distances peut-il aspirer à devenir vert ?

        

         Les gestes environnementaux proposés par le monde du tourisme durable sont du genre : recyclage, compostage, réutilisation des draps et serviettes, protection des paysages et des aires naturelles, limitation de la pollution, etc. Bien que ces gestes soient positifs, entre autre le maintien de la qualité de vie des communautés locales, le transport en avions, dont on ne parle à peu près pas dans l’approche du tourisme vert, est de très loin l’élément environnemental le plus important et le plus polluant.

 

Le simple voyage aller-retour en avion d’une personne faisant Québec-Paris équivaut aux émissions d’une petite voiture pendant un an (L.G. Francoeur, Le Devoir 7-07-2006). De plus, les émissions de CO2 de l’aviation sont d’autant plus importantes qu’étant émises directement dans la haute atmosphère, elles ont 2 fois plus de pouvoir nocif. Les voyages en avion sont de plus en plus populaires et les pronostics à ce niveau sont extrêmement inquiétants pour l’environnement. En effet, d’ici 2020 on prévoit doubler le tourisme international.

        

En cette période de changements et de remises en question des modes de vie, les déplacements en avions sont, à ne pas douter, une activité à remettre en cause dans bien des cas.  Les longs déplacements pour de courts séjours sont particulièrement à éviter.

 

 Il est vrai que le tourisme amène des retombées positives dans les pays visités, lesquels en ont parfois bien besoin. Toutefois, n’y aurait-il pas des façons plus appropriées d’aider ces pays que de générer des pollutions, qui en fin de course, leur causeront plus de tord que de bien ? Concernant les retombées financières, la ville de Québec bénéficie beaucoup du tourisme international et devra être une des premières à s’adapter à une éventuelle réduction de ce type de visiteurs. Finalement, il est également vrai que « les voyages forment la jeunesse »… et les moins jeunes. Toutefois sommes-nous vraiment obligés de franchir des distances considérables, aussi souvent, pour se cultiver, se distraire, faire des affaires, pratiquer des  sports, se reposer et, sommes toute vivre de belles vacances.

 

Les simplicitaires vous invitent à « ménager vos transports »… en avion.

 

 

Pascal Grenier, resp.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

(418) 660-3550

Québec

 

                                                                                     Envoyé aux médias le 20-03-2009

 

 

 

Maison Kinsmen et simplicité volontaire

 

Article paru dans le journal Le Soleil  (10-06-2009)

par Louise Boulanger

 

Quel ne fut pas mon étonnement de voir dans le cahier « Mon toit » du Soleil de samedi,  la maison Kinsmen 2009 associée à la simplicité volontaire . La simplicité volontaire ne pas de vivre dans une cabane au fond des bois, avec l'âne et le bœuf pour tout « chauffage à air chaud ». D’un autre côté, elle n'entraîne pas non plus le rejet du confort moderne. Cependant, la simplicité volontaire ne peut être associée à une énorme maison de près de $500,000, telle que la maison Kinsmen. De plus, les quelques mesures d'économie d'énergie qui y ont été apportées sont annulées par la grosseur de la maison.

 

À quand une maison, Kinsmen, Rona ou Tanguay, avant-gardiste en matière éco énergétique, construite sur un terrain revalorisé du centre-ville, près du transport en commun et où l'on trouverait 2 logements conviviaux et chaleureux pouvant accueillir 2 familles ou bi générationnelle? Notre maire n'a-t-il pas dit aux architectes récemment « Étonnez-moi » ? Alors Kinsmen, Rona et Tanguay, « Étonnez-nous à l’avenir »!

 

Louise Boulanger,

membre du Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

 

Vivre la simplicité volontaire, un bon moyen de composer avec la récession économique

Article mis en ligne le 17 juin 2009 dans le Québec Hebdo électronique, section Beauport Express 

par Michel Bédard, journaliste au Beauport Express

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fervente adepte du jardinage et de l'alimentation biologique, Monique Côté est membre des Jardins communautaires Mont des Lilas à Beauport. Elle met ici en terre des plants de tomates ensemencés à l'intérieur à partir de graines biologiques québécoises. (Photo Michel Bédard)

 

         Connue surtout par son lien avec la diminution de la consommation, la simplicité volontaire réfère à une idéologie beaucoup plus vaste appliquée dans tous les aspects de la vie par ses adhérents. Qu’elle porte le nom de frugalité, décroissance ou simplicité volontaire, cette façon de vivre intéresse de plus en plus la population, notamment dans une période de récession économique.

«Ce que nous appelons la simplicité volontaire fait référence à des principes de vie axés sur la qualité de vie, l’équité, l’équilibre et le respect dans nos rapports avec nous-mêmes, les autres et la nature. Elle contribue à transformer la société en valorisant de nouveaux comportements plus riches en expériences humaines, plus équilibrés dans le développement des individus et des communautés, débarrassés de l’inutile et du superficiel», souligne Monique Côté de Beauport, cofondatrice du Groupe de simplicité volontaire de Québec (GSVQ) et auteure d'un mémoire de maîtrise intitulé «La simplicité volontaire au Québec. Les adeptes, les groupes, le mouvement».

 

Une prise de conscience de ses besoins fondamentaux

 

Selon Mme Côté, la simplicité volontaire consiste avant tout en une démarche personnelle découlant d’une prise de conscience de ses besoins fondamentaux.

«Les actions privilégiées par les adeptes ont une portée sociale, économique et politique inévitable. La simplicité volontaire est présente sur tous les continents. Et peu importe d’où ils viennent, les simplicitaires optent pour une vie simplifiée, orientée vers des valeurs ni matérialistes ni de pouvoir, mais humanistes, écologiques, de justice et d’harmonie», ajoute Mme Côté.

Comment cela se vit au quotidien ? «De mille et une façons ! Par exemple, en ce qui concerne la consommation de biens, le premier critère est la réduction. Les achats sont reliés aux vrais besoins au lieu d’être dictés par des faux désirs ou la possibilité financière de se les procurer. Plusieurs vont privilégier les objets usagés ou le partage avec d’autres. Ayant moins besoin d’argent, il est fréquent de rencontrer des simplicitaires qui ont diminué leurs heures de travail pour se consacrer davantage à leur famille ou leur épanouissement personnel», mentionne Mme Côté.

 

L'environnement au cœur des préoccupations

 

«Au plan alimentaire, plusieurs vont diminuer la consommation de viande, et pratiquer le végétarisme. Le jardinage biologique, l’agriculture soutenue par la communauté et les marchés locaux demeurent des sources d’approvisionnement pour les adeptes qui préfèrent cuisiner leurs repas plutôt que de se procurer des mets préparés. L’éthique et le partage des richesses vont les amener à se procurer les produits issus du commerce équitable. Pour le transport, ils se déplacent à vélo, à pied, en transport en commun ou en petite voiture économique. Leurs préoccupations pour l’environnement sont grandes. Elles sont pour beaucoup une raison d’adopter la simplicité volontaire. La récupération, le recyclage et/ou le compostage font alors partie intégrante de leur quotidien. D’ailleurs, cette valeur écologique soutient une large part des comportements adoptés», note pour sa part son conjoint Pascal Grenier, cofondateur en 2001 et président aujourd'hui du groupe.

 

Pour des belles vacances au Québec

 

L’utilisation des ressources municipales ou communautaires pour les activités de loisirs ou sportives est un autre choix pour ce couple de Beauport. «Pour les vacances, les choix ne portent pas en priorité pour ces lieux qui nécessitent un voyage en avion. Au contraire, la découverte des endroits de villégiature régionaux ou provinciaux est très appréciée par les simplicitaires. La liste des actions est longue et variée. Tous ne posent pas les mêmes gestes. Tous n’ont pas opté pour la simplicité volontaire pour les mêmes raisons, mais tous partagent deux concepts importants; la prise de conscience et le choix volontaire. Bien qu’ils aient l’impression de vivre à contre-courant de la société, les simplicitaires sont en cohérence avec leurs valeurs profondes et ils se disent heureux», conclut Mme Côté.

 

Adresse de l'article: http://www.quebechebdo.com/article-349634-Vivre-la-simplicite-volontaire.html

 

 

 

 

Bravo Guy Laliberté, mais un maringouin vous pique   

 

Article paru dans le Journal de Québec le 15 juillet et dans le Journal Métro le 17 juillet

par Pascal Grenier

 

 

Je veux d’abord vous féliciter, Guy Laliberté, pour le succès extraordinaire qu’a connu Le Cirque du Soleil depuis 25 ans. Vous avez sans doute un leadership exceptionnel. Félicitations aussi pour la Fondation One Drop/ Goutte de Vie. Avoir versé 100 M$ dans un tel projet, c’est franchement admirable.

 

Toutefois, dans votre lettre au Devoir du 20 et 21 juin, vous traitez de façon méprisante ceux que vous qualifiez de défaitistes, de sceptiques et de maringouins, soit des gens qui, comme moi, tentent de promouvoir un autre mode de vie et de progrès et qui le font savoir. En effet, les simplicitaires ne veulent pas, comme vous le prétendez, freiner les rêves, ni rester comme nous sommes, ni niveler les ambitions par le bas encore moins encourager la médiocrité.

 

Nous croyons plutôt qu’il est absolument nécessaire aujourd’hui de bâtir des rêves et d’envisager notre développement en tenant compte du contexte de notre époque. Ainsi, bien que nos projets de vie et de société doivent s’élaborer en considérant les aspects sociaux et économiques, ceux-ci doivent de plus en plus tenir compte sérieusement de l’environnement.

 

Nous devons de plus en plus avoir des projets et des rêves qui exigent le moins possible de ressources et d’énergie, puis qui provoquent le moins possible de pollution. Par exemple, les déplacements en avion sont parmi les plus polluants et qui exigent le plus d’énergie parmi les façons de se déplacer. Dans le même ordre d’idées, le voyage que vous préparez dans l’espace est de loin plus polluant et gaspilleur d’énergie que l’avion. C’est, de plus, encourager les débuts d’une nouvelle activité, soit «le tourisme spatial», qui n’a aucun sens social, sur les plans économique et environnemental.

 

Il a été rapporté que votre voyage dans l’espace vous coûtera entre 30 et 40 M$. Peut-être est-ce là peu par rapport à votre fortune, mais je crois que cet argent pourrait être mieux dépensé. D’ailleurs, que notre système permette que des personnes possèdent plus d’un milliard comme vous, je trouve cela abusif et contraire à ce que je considère comme une justice sociale élémentaire.

 

J’admire certaines de vos valeurs. Toutefois, il ne faut plus croire au rêve américain, à savoir que tout est possible à force de travail et de bonne volonté. Nous devons plutôt apprendre à nos enfants à vivre matériellement plus modestement que nous. On aurait avantage aussi à leur montrer que le véritable accomplissement dans la vie passe par une vie relationnelle, intérieure et spirituelle riche et harmonieuse. Tout comme vous, je veux changer le monde, mais à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur.

 

– Pascal Grenier, simplicitaire

 

 

 

Écotaxes

 

Article paru dans le Journal Métro Montréal,  30 septembre 2009

                            Cyberpresse , 2 oct                                                .

 

M. Charest vous cherchez des champs de taxation pour renflouer vos caisses, je vous propose quelques exemples qui seraient fort utiles sur le plan environnemental.

 

Tout ce qui s’appelle sports motorisés (motoneiges, quad, motomarines, bateaux de plaisance, véhicules de course, etc.) : une plus forte taxation aiderait les gens à choisir des sports où ce sont leurs muscles travaillent plutôt que des moteurs. Cela améliorerait leur santé, tout en émettant moins de CO2 et détériorant moins la nature.

 

Un des plus grands progrès sur le plan environnemental serait de réduire le nombre de voyages en avion. Une taxation du pétrole utilisé dans les avions (actuellement, et ce, de façon incompréhensible,  le monde de l’aviation est exempté de taxe sur les carburants). On pourrait aussi taxer davantage les droits de passage pour les voyages aériens.

 

Ces cas d’écotaxes – il y en aurait d’autres – peuvent paraître choquants pour certaines personnes particulièrement touchées par ces exemples. Toutefois, la situation environnementale, de plus en plus critique, nécessite qu’on change de mode de vie.

 

Ces exemples, qui touchent surtout des moyens de divertissement, seraient une bonne façon de commencer efficacement.


Pascal Grenier, simplicitaire

 

http://www.journalmetro.com/chroniqueurs/article/325742--ecotaxes

http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/opinions/200910/02/01-907783-allons-y-avec-des-ecotaxes.php

 

 

Des traversiers sous-utilisés

 

                 Journal Le Soleil du 2 octobre 2009

 

        Vous aurez peut-être, comme moi, utilisé les traversiers Québec-Lévis et noté la faible présence d’automobiles à bord. Après vérification auprès de l’administration, les traversiers ne sont utilisés qu’à 25% de leur capacité. Considérant toute l’énergie dépensé pour maintenir ce service, il serait bien avisé d’essayé d’accroître cette fréquentation.

 

         Je suggère de redonner le goût aux gens de prendre le traversier en réduisant le coût du passage actuellement de 6$. S’il était réduit à 2$ par exemple, il deviendrait plus avantageux de prendre le traversier que de faire le tout par les ponts. De plus, considérant l’augmentation de la clientèle que ça produirait le bilan financier pourrait-être le même.

 

Pascal Grenier

 

 

 

Article sur les Sables bitumineux : De grands trous dans nos richesses

         Cyberpresse, 6 oct 2009

         L’aut’journal , oct 2009

        Observateur du Québec, 4 oct 2009

             - par Hélène laflamme, membre du Groupe de simplicité volontaire de Québec.

 

Les réserves pétrolières enfouies dans les sables de l’Alberta sont parmi les plus grandes au monde, bien plus grandes que celles de l’Iran, de l’Irak et du Koweït. Pas surprenant que les entreprises pétrolières soient si agressives dans leur exploitation. C’est la manne, d’autant plus que les gouvernements de l’Alberta et du Canada leur laissent grande liberté.

Au départ, compte tenu des coûts d’extraction et de traitement élevés, l’industrie était peu intéressée aux sables bitumineux. Aujourd’hui, le coût élevé du pétrole rend cette production intéressante sur le plan économique et le rythme d’exploitation s’est emballé.

De 1995 à aujourd’hui, la production est passée de 400 000 à 1 200 000 barils par jour. Elle augmente d’une façon fulgurante et devrait atteindre 4 000 000 barils par jour en 2020 avec l’accord des gouvernements. Mais qu’en est-il sur les plans environnemental et social? Quels sont les coûts que les générations futures auront à payer?

 Le bitume

Le bitume est un mélange d’hydrocarbures très lourds stockés dans les sables de l’Alberta. On ne peut pas le pomper comme le pétrole conventionnel. Il est attaché au sable. Chaque grain de sable est enveloppé par une fine pellicule de bitume. Et ce sable est enfoui en profondeur sous la forêt boréale.

Pour l’exploiter, la principale façon utilisée actuellement est de raser la forêt et les tourbières de la région, d’enlever l’épaisse couche de sol (souvent plus de 50 m), de prélever les énormes quantités de sables bitumineux, de les transporter vers l’usine et de les traiter pour en extraire le bitume. C’est une immense mine à ciel ouvert, avec son usine de traitement, ses montagnes de mort terrain et ses parcs à résidus.  

 Les impacts environnementaux et sociaux

D’immenses superficies de la forêt boréale sont ou seront ainsi détruites à jamais. On transforme la forêt boréale en cratères lunaires. Même si les essais de restauration en cours étaient fructueux, ils ne pourront jamais reconstituer la biodiversité et la richesse d’un milieu naturel qui a pris des millénaires à se former.

De plus, cette production est très polluante. Avant même le traitement des sables, la simple destruction des grandes tourbières de cette région dégage une grande quantité de méthane, un des principaux gaz à effet de serre. Ces émissions ne sont pas considérées dans les calculs des gaz à effets de serre dégagés par l’exploitation des sables bitumineux.

Quant aux processus d’extraction, ils polluent à la fois l’air (CO2 et  SO2 principalement), l’eau (méthane, xylène, benzène, mercure, arsenic, etc.) et les sols. Le CO2, un gaz à effet de serre, et le SO2, un polluant responsable des pluies acides, sont les principaux polluants atmosphériques.

Les efforts déployés pour diminuer ces émissions sont en partie annulés par l’augmentation fulgurante de la production.

Une énorme quantité d’eau de surface et de la nappe phréatique est utilisée pour extraire le bitume des sables. Les eaux usées sont chargées de polluants tels que des métaux lourds et des solvants.

Ces eaux sont stockées dans d’énormes réservoirs de rétention afin d’être réutilisées. Il en résulte des lacs artificiels pollués. En 2008, 500 canards ont trouvé la mort dans un de ces réservoirs de stockage.

De plus ces réservoirs sont difficiles à contrôler et des polluants peuvent être rejetés dans la rivière ou s’infiltrer graduellement dans les sédiments, les écosystèmes et la nappe phréatique.

Avec le temps, la toxicité risque de s’amplifier. La rivière qui draine le territoire d’exploitation se déverse dans le lac Athabasca. Les résidents d’un village amérindien établi sur les rives de ce lac, situés 200 km en aval des installations, sont de plus en plus inquiets. Depuis quelques années, des maladies graves frappent leur communauté à une fréquence anormale.

 Les nouvelles technologies

De nouvelles technologies sont en développement. L’exploitation in situ par exemple consiste à creuser des puits horizontaux dans le sol, d’y injecter de la vapeur d’eau pour ramollir le bitume et ensuite le pomper.

Aujourd’hui, ce procédé est utilisé pour l’extraction d’environ 12% du pétrole tiré des sables bitumineux. Toutefois, ce procédé est plus coûteux et on ne connait pas encore ses impacts à long terme sur les habitats naturels et la nappe phréatique.

Lors de la visite de M. Obama en février dernier, nos dirigeants ont parlé du captage et stockage du carbone dans le processus d’extraction des sables bitumineux. Une technologie à mettre au point pour minimiser les émissions de CO2.

Toutefois, cette technologie sera coûteuse et longue à mettre au point et l’industrie ne semble pas prête à investir pour le faire. Elle demande aux gouvernements de fournir les fonds nécessaires pour la mettre au point. Mais il ne semble pas être question de ralentir la production en attendant la nouvelle technologie.

Rappelons que le captage de CO2 ne règle pas les autres problèmes environnementaux générés par le mode d’exploitation actuel des sables bitumineux de l’Alberta.

 Riche et irréfléchi…

Le Canada est un pays riche. Riche de posséder de grandes forêts boréales qui sont les poumons de la planète. Il est riche aussi de ses grandes réserves pétrolières dans les sables bitumineux enfouis sous cette forêt.

Que veut-on faire de ces grandes richesses? Est-on vraiment si pressé de détruire la forêt boréale et d’exploiter les sables bitumineux au point de ne pas prendre le temps de bien le faire?

L’accélération du rythme d’exploitation que l’on connait actuellement ne ressemble-t-elle pas à du pillage? Sommes-nous en train de nous laisser déposséder de nos richesses comme d’autres pays l’ont été avant nous? Nous vivons dans un pays riche et nous avons des choix à faire.

http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/200909/30/01-907007-de-grands-trous-dans-nos-richesses.php

 

http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1779

 

http://observateur_du_quebec.monblogue.branchez-vous.com/2009/10/04

 

 

Lier taxes et environnement

 

Article paru dans Le Secret-Terre,  Bulletin d’information du Secrétariat des organismes environnementaux du Québec (SOEQ) ,  4 nov 2009

 

Dans le contexte ou le gouvernement du Québec doit aller chercher plusieurs milliards pour

renflouer ses coffres les écotaxes devraient être exploitées au maximum afin, à la fois

d'apporter des dollars à l'état et aussi d'être utile dans la grande bataille environnementale.

Ce thème devrait d'ailleurs faire l'objet d'un grand consensus et de pressions communes par

tout le milieu environnemental québécois. L'environnement ne doit pas être là seulement

pour faire du développement rentable financièrement mais aussi et surtout pour réduire la

consommation et le développement à tout crin. Orienter les taxes vers des objets

énergivores, polluants, dangereux pour la vie des gens, etc. est certainement une voie que le

gouvernement devrait privilégier.

 

Jean Charest déclarait récemment ne pas vouloir lier lutte aux gaz à effet de serre et taxes

pour renflouer les coffres de l’État. On peut se demander pourquoi.

En effet, les deux sont une nécessité. Pourquoi ne pas « faire d’une pierre deux coups » ?

Les écotaxes, et particulièrement les taxes sur le carbone, sont très utilisées en Europe. La

Finlande a adopté une taxe carbone dès 1990. Elle fut suivie par la Suède, la Suisse, le

Royaume-Uni et la France qui vient de décider de taxer le carbone en 2010.

Le ministre Suédois des Finances déclarait récemment à propos des taxes carbones : « C’est

une très bonne source de revenus et c’est un modèle très efficace pour réduire les émissions

de CO2. De plus, le Québec n’a-t-il pas innové à l’échelle Nord-Américaine en 2007 en

mettant en place une petite taxe sur les hydrocarbures ? »

 

Notre environnement est de plus en plus mal en point et nous nous devons d’agir

énergiquement. Les ténors de l’écologie nous disent qu’il faut changer de mode de vie. Dans

ce contexte, l’utilisation des écotaxes, loin d’être un prétexte pour aller chercher plus

d’argent dans les poches des citoyens, doivent être vues comme un moyen de propulsion

vers des comportements plus écologiques.

Pourquoi le gouvernement envisage-t-il faire du développement vert et pas des taxes

vertes ? L’environnement est-il à protéger seulement quand on fait de l’argent ?

 

Un mot pour le premier ministre

Monsieur Charest vous cherchez des champs de taxation pour renflouer vos caisses, je vous

propose quelques exemples qui seraient forts utiles sur le plan environnemental.

Tout ce qui s’appelle sports motorisées (motoneiges, quad, seadoo, bateaux de plaisance,

véhicules de course, etc.). Une plus forte taxation aiderait les gens à choisir des sports où

leurs muscles travaillent plutôt que des moteurs. Ceci pour leur meilleure santé, tout en

émettant moins de CO2 et détériorant moins la nature.

 

Un des plus grand progrès sur le plan environnemental serait de réduire les voyages en

avion. Une taxation du pétrole utilisée dans les avions (actuellement, et ce de façon

incompréhensible, le monde de l’aviation est exempté de taxe sur les carburants). On

pourrait aussi taxer davantage les droits de passage pour les voyages aériens.

Ces cas d’écotaxes, il y en aurait d’autres, peuvent paraître choquantes pour certaines

personnes particulièrement touchées par ces exemples. Toutefois, la situation

environnementale, de plus en plus critique, nécessite qu’on change de mode de vie. Ces

exemples, souvent associés à du divertissement, seraient une bonne façon de commencer

efficacement.

Pascal Grenier, Groupe de simplicité volontaire, Québec

 

http://www.soeq.org/documents/PascalGreniernov2009.pdf  

 

 

 

Le devenir des appareils électriques et électroniques

 

Journal de Québec, 18 novembre 2009

Benoît Grenier

 

Avez-vous déjà pensé quel matériel et quelle énergie ont été nécessaires, puis quelle pollution a été produite, afin d’amener jusqu’à vous soit un DVD, un téléviseur, un ordinateur, ou tout autre appareil électrique ou électronique ?

 

Pour avoir du fer et d’autres minéraux composant les appareils, on doit les extraire des mines, utiliser des camions, des pelles mécaniques, des tracteurs et bien d’autres équipements. Les minéraux sont ensuite transportés souvent jusqu’en Asie, soit complètement à l’autre bout du globe. Là on y fait le raffinage des métaux bruts puis la transformation en feuilles et finalement en pièces utilisables par les entreprises produisant des appareils. Toutes ces transformations se font en utilisant des procédés qui sont extrêmement polluant, puisque souvent l’énergie provient du charbon dans cette région de la planète.

 

Le même cheminement se fait pour toutes les autres composantes des appareils soit le plastique, le caoutchouc, etc. En plus de l’énergie, tous ces procédés nécessitent d’énormes quantités d’eau qui sera par la suite impropre à la consommation.

 

Une fois le produit complété, il sera emballé dans un sac de plastique, du polystyrène et du carton, puis transporté par bateaux jusqu’à Vancouver ou un autre port de l’Ouest. Ensuite il sera transporté par camion jusqu’à un lieu de transition (Chicago ou Montréal) puis acheminé à votre détaillant local. Finalement, vous le transporterez jusque chez vous en auto. Tout ce transport nécessite énormément de pétrole.

 

Considérant ce qui précède, serait-il avisé de faire des efforts pour rallonger, le plus possible, la vie de ces appareils ? Actuellement, lorsque ces équipements brisent, on choisit très souvent de les mettre au rebut plutôt que de les faire réparer, car les conditions de remise en état sont trop désavantageuses. Or le Groupe de simplicité volontaire de Québec a pris des ententes avec un réparateur-recycleur de la région pour offrir à ses membres (membership 10$) des conditions plus propices pour allonger la durée de vie des appareils. Contactez-nous pour en savoir plus long (418) 660-3550, responsable@gsvq.org.

 

Benoît Grenier, simplicitaire

Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

 

 

Pub à la télé discréditant l’environnement

 

Journal de Québec, 24 décembre 2009

Pascal Grenier

 

 

            Une publicité à la télévision montrant une personne faisant le ménage de son garage a quelque chose d’irresponsable sur les plans social et environnemental.

 

         Dans cette annonce, on voit une dame projetant toutes sortes d’objets de son garage vers le bord de la rue. À la fin, on observe qu’une bicyclette est « garrochée » sur le tas. Tout ça pour faire de la place pour l’arrivée d’une nouvelle voiture.

 

         Cette annonce a soulevé mon indignation, car elle incite au gaspillage et jette le discrédit sur les comportements de ceux qui respectent les ressources. En effet, plusieurs objets, que cette dame jette à la rue, auraient vraisemblablement encore pu servir.  Il existe, dans presque toutes les localités, des organismes susceptibles d’accueillir les objets qui ne servent plus tels : la St-Vincent-de-Paul, l’Armée du Salut, les ressourceries, etc. Ces organismes sont spécialisés dans la remise en état des objets usagés et dans la revente à prix modique. Ceci offre l’opportunité de faire des achats à bon compte, crée des emplois ici et protège l’environnement en plus de servir bien souvent une cause humanitaire.

 

         Donc, sur le plan environnemental, il serait préférable de montrer que les objets consommés sont précieux et proviennent de ressources limitées, demandant souvent beaucoup d’énergie pour leur fabrication et que ceux-ci produisent des pollutions de toutes sortes lors de leur élimination. Il ressort qu’un usage judicieux s’impose et ce, même après qu’ils ont fini de nous servir.

 

         Sur le plan social, la désinvolture avec laquelle les objets usagés sont traités, jette le discrédit sur ceux qui pourraient être intéressés à se les procurer par principe écologique ou par nécessité.

 

         Je comprends que cette publicité ait été conçue dans l’esprit de la société de surconsommation frénétique dans laquelle nous sommes plus ou moins embarqués. Toutefois, je crois que, les spécialistes en marketing et ceux qui leur donnent  des commandes, devraient réfléchir au virage que nous devons tous envisager afin de protéger l’avenir. En parlant d’avenir, la bicyclette lancée allègrement sur le tas d’objets a plus d’avenir que la voiture pour laquelle la dame fait de la place dans son garage.

 

Pascal Grenier, simplicitaire,

Québec

(418) 660-5579