Le GSVQ dans les médias

en 2010

 

(copie des articles)

 

 

Vendeurs d’automobiles en furie.

Article paru dans La tribu du verbe  le 4-02-2010

Par Benoît Grenier

 

        Je  dois féliciter la ministre Lise Beauchamp, pour son initiative, dans le règlement sur l’émission de gaz à effet de serre (GES), des voitures vendues au Québec. Les allégations et les mensonges, exprimés par les concessionnaires et les fabricants, sont du chantage et j’invite la ministre, à ne pas  plier devant ces enfants gâtés. En effet,   nous venons tout juste de donner des milliards de dollars, pour les sauver de la faillite. Je pense que c’est toute la culture de cette entreprise qui doit changer, A preuve, même en faillite, les hauts dirigeants se sont distribués des bonus de plusieurs millions  de dollars, venant de notre argent, les petits contribuables. C’est honteux, mais à leurs yeux c’est correct.

  

Les menaces de perte d’emplois alléguées, font partie des stratégies utilisées depuis des dizaines d’années par les constructeurs pour s’attirer la faveur du public, dans leurs combats acharnés, pour écarter toute lois qui  diminuerait  la consommation d’essence, où les GES.  Cette réglementation ne s’applique de toute façon, que sur les automobiles et les camionnettes et ce dans 5 ans. La seule et unique raison,  pour laquelle les concessionnaires s’opposent à cette norme, c’est qu’ils ne veulent pas perdre de vente de gros véhicules, qui sont les plus polluants, mais aussi et surtout les plus payant pour eux. C’est du capitalisme égoïste à son meilleur, et dans une nouvelle société, que nous voulons plus juste et plus équitable, ces comportements n’ont  plus leur place.

 

Dois-je rappeler qu’en Europe des normes semblables à la norme californienne, sont déjà en vigueur, et les fabricants s’y conforment. Par exemple : On refuse d’exporter au Canada, plusieurs modèles de véhicules de fabrication américaine vendus en Europe avec la nouvelle technologie au diesel qui est très propre, pour n’offrir ici que la version à l’essence conventionnelle, plus polluante.

 

Nous sommes maintenant tous, au courant de l’aventure de la voiture électrique  AV 1,  qui répondait parfaitement aux besoins de la majorité du public californien, mais que l’industrie de l’automobile, avec l’aide des pétrolières, ont  saboté et réduit en miettes. Et combien d’autres inventions qui ont été étouffées, en utilisant des méthodes très discutables au point de vue de la loi. Il est à espérer, que d’autres  provinces canadiennes aient le courage de se joindre  au Québec, et harmonisent eux aussi leurs normes pour se joindre aux  14 autres états américaines.

 

Messieurs les concessionnaires,  si vous avez des enfants où des petits-enfants, lorsque  vous les tenez dans vos bras, dites leur donc,  que vous savez que  les mesures que vous êtes en train de prendre pour écarter ces normes, contribueront grandement à handicaper leur santé,  et tout probablement mettre leur vie en danger.  Allons,   ayez un peu de courage, et soyez  cohérent entre vos paroles et vos gestes. Devrons-nous faire comme dans le film « Avatar », et se rendre à l’évidence, que cette gang-là, « ILS NE COMPRENDRONT JAMAIS ». Qu’est-ce qu’on devrait  faire d’eux ?

 

Madame la ministre Lise Beauchamp responsable du Développement Durable et de l’Environnement, continuez à vous tenir debout devant ces petits plaignards qui sont déjà des favorisés de la société. C’est comme ça qu’on vous aime.  

 

 

Benoît Grenier

Membre du Groupe de simplicité volontaire de Québec

 (418) 626-7404            

      

Paru dans les medias suivants :

- La tribu du verbe   http://www.latribuduverbe.com/archives/2010/02/vendeurs_dautomobiles_en_furie.html#009432     

 

 

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Les GES au Québec

 

Article paru dans le journal Presse-toi à gauche ! ( le 9--02-2010)

Par Pierre Lebeau

 

Madame la Ministre Line Beauchamp

Ministère du Développement Durable des Parcs et de l’Environnement

 

 

Je vous écris au regard  d’un article intitulé « Les gaz à effet de serre en hausse au Québec »

publié par Cyberpresse le 03 février 2010. Y est mentionné: « Sans tambour ni trompette, le gouvernement Charest a annoncé en fin de journée lundi que les gaz à effet de serre (GES) au Québec avaient crû de 3,7% de 2006 à 2007. Je vous cite : « Cette augmentation est regrettable et préoccupante, mais il n'y a pas lieu d'être alarmiste». »

 

Y est aussi mentionné que l'augmentation du nombre de véhicules que l’on ne réussit pas à contenir a fait grimper les GES de 2,1 mégatonnes en 2007. Je vous cite à nouveau : «Voilà d'ailleurs pourquoi on va de l'avant tout de suite avec les normes californiennes d’émissions polluantes des automobiles (critiquées lundi par Ottawa)».

 

Gaspillage de carburant et émissions de GES

 

Madame la Ministre, depuis 10 ans, cette préoccupation est présente dans la réalité de ceux qui comme moi sont sensibilisés à ce problème. Dès le début des années 2000, à l’occasion de ma marche matinale quotidienne dans mon quartier, accompagné de ma chienne, je tentais de sensibiliser les propriétaires d’auto résidant sur mon parcours. Ceux-ci, dans une assez forte proportion, laissaient tourner durant 10, 15, 20 minutes, voire plus encore, le moteur de leur voiture en automne et en hiver. Pour les sensibiliser, je glissais sous l’essuie-glace de leur voiture, un texte d’information sur l’effet néfaste des G.E.S. et du réchauffement climatique en résultant.

 

Nous sommes en 2010, et je constate, avec regret, que ce triste phénomène est encore bien présent. Par exemple, je vois tous les jours, en été, des autos, à l’arrêt, moteur en marche, sans doute afin de bénéficier de l’effet de la climatisation… Ces tristes habitudes de gaspillage de carburant et d’émission de GES, sans justification sérieuse, me désole à un point tel que je suis parfois tenté, de simplement « baisser les bras »…

 

Que dire, aussi, de la circulation croissante des motoneiges dont le plus gros de la flotte est encore doté de moteurs à 2 temps qui émettent beaucoup de GES?

 

Solution ?

 

Et pourtant, il y a un remède : amener les conducteurs de véhicules motorisés à modifier leur comportement. Cela commande des efforts concertés et soutenus de sensibilisation et d’éducation durant une longue période, en fait, plusieurs années, si nous voulons qu’ils s’avèrent efficaces. C’est un travail de longue haleine, et dont l’horizon dépasse de beaucoup celui généralement associé à la durée d’un ou même de deux mandats électoraux consécutifs.

 

Madame la Ministre, le temps pour sauver notre environnement presse. À ce chapitre,  je crains que la société québécoise soit en retard d’une décennie, sinon plus…

 

Fort heureusement, votre comportement actuel et surtout les actions législatives et réglementaires dont vous êtes l’instigatrice, démontrent une préoccupation certaine face à ce triste constat et à l’urgente nécessité d’agir.

 

Voilà, Madame, ce que, comme acteur du mouvement de la Simplicité Volontaire, je vous demande, ainsi qu’à toute l’équipe gouvernementale dont vous êtes, à titre de titulaire du ministère de l’environnement, une actrice fort importante : initier les multiples actions requises, dans les plus brefs délais.

 

 

Pierre Lebeau, simplicitaire

Victoriaville

Téléphone : 819-357-3117

 

 

Paru dans les médias suivants :

Presse-toi à gauche !  http://www.pressegauche.org/spip.php?article4283    9 fev

 

 

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Merci Loblaws

 

Article paru dans le journal Métro de Montréal (11-02-2010) et le Journal de Québec (12-02-2010)

par Pascal Grenier

   

 

          Vendredi le 5 février, Le Soleil titrait : « Loblaws cesse de vendre quatre espèces de poissons ». Cette nouvelle, en apparence anodine, est une première au Québec et fait monter d’un cran l’inquiétude environnementale. La raison évoquée par Loblaws pour retirer le bar du Chili, l’hoplostète orange, le requin et la raie de ses présentoirs est la surpêche.

 

          Bravo à Loblaws pour ce geste civique mais, comme le mentionne Greenpeace, ça ne devrait être qu’un début. En effet, il y a 11 autres espèces de poissons sur la liste rouge du groupe écologique dont les plus connues sont : la morue de l’atlantique, le saumon d’élevage de l’atlantique, le thon rouge, 2 espèces de flétans, l’aiglefin et l’espadon. « Ces grandes espèces sont décimées à 90%, tandis que la capacité de pêche à l’échelle mondiale est 2,5 fois supérieure au seuil maximal de récolte qu’il faudrait respecter pour une exploitation durable », rapporte Greenpeace.

 

          Si vous êtes comme moi, vous avez déjà de la difficulté à choisir des poissons dans les supermarchés, en considérant les informations alarmantes qui sont divulguées occasionnellement sur certaines espèces. Ces quelques exemples ne sont que la pointe de l’iceberg ! Est-ce que l’épuisement de ces sources alimentaires n’est pas déjà suffisant pour nous alarmer ? Attendrons-nous que d’autres ressources subissent le même sort ? Le geste de Loblaws devrait être suivi, et même renforcé, par l’ensemble des chaînes agroalimentaires.

 

 

Pascal Grenier, resp.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

Québec

(418) 660-3550

 

Paru dans les medias suivants 

Journal Métro : http://www.journalmetro.com/chroniqueurs/article/448555--merci-loblaws        

 

 

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La solution? Le compostage!"

 

Article paru dans le Soleil (10-03-2010) par Pascal Grenier et Martin Labbé

 

                    Il était fait état, dans Le Soleil du 28 janvier dernier, d’un investissement de 57 M$ dans la construction d’une usine de traitement des déchets organiques générés sur le territoire de la ville de Québec. Les buts recherchés, sont de diminuer de 3.8% les émissions de GES et de cesser le gaspillage des déchets organiques qui vont actuellement à l’incinérateur.

 

À terme, la ville prévoit recueillir 85, 000 tonnes de déchets organiques ce qui coûtera 4.5 M$ par année à traiter à l’usine pour en faire du biométhane. Toutefois, ces coûts ne comprennent pas la collecte des matières organiques porte-à-porte avec une flotte de camions (production de GES ???) et ne comprennent pas non plus le fait que les deux autres niveaux de gouvernements ont fournis 34.2 millions pour la construction de cette usine. Ça aussi c’est notre argent !

 

Même si le biométhane pourrait être vendu 3.5 M$ au RTC qui pourrait ainsi faire fonctionner 150 autobus annuellement, l’opération est très largement déficitaire.

 

                    Il existe une alternative à ce scénario lourd et c’est le compostage domestique. En effet, plutôt que d’y aller avec une méga-usine et une flotte de camions, pourquoi ne pas inciter les gens à faire du compostage domestique partout dans les banlieues. On pourrait, à l’aide d’un allégement fiscal pour ceux qui font du compost, viser un taux de participation de 75% d’ici 10 ans. Ce serait responsabiliser les gens par rapport à leur déchets, ça permettrait à chacun de gérer une partie de ses déchets chez soi, tout en produisant une belle quantité de compost pour chacun annuellement.

 

La collecte porte-à-porte des déchets organiques pourrait être réservée aux quartiers centraux où il y a peu de place pour composter. À ce moment, ça prendrait une usine beaucoup plus petite et le projet serait beaucoup moins coûteux dans l’ensemble et sur le long terme.

 

 

Martin Labbé et Pascal Grenier

Québec

(418) 663-1784 et (418) 660-5579

 

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La création de la richesse,

 

Article paru dans Presse-toi à gauche, le 16-03-2010  par Pascal Grenier

       Les 13 et 14 mars prochain se tiendra à Lévis un colloque organisé par le Parti Québécois ayant pour principal thème la création de la richesse individuelle et collective.

Bien que le mouvement de simplicité volontaire ne valorise pas la pauvreté, nous ne croyons pas qu’il soit souhaitable de se fixer comme principal objectif individuel et collectif, l’augmentation du niveau de vie et la création de la richesse, et ce pour trois raisons principales.

La première est bien simple et réside dans le fait que notre niveau de vie actuel ne peut être atteint par l’ensemble des humains de la planète (il faudrait 4,7 planètes pour ce faire, selon les travaux sur l’empreinte écologique de 1999). De même, notre niveau de vie n’est pas soutenable à long terme car, même actuellement, dans bien des domaines, nous puisons dans le capital-nature plutôt que de ne prélever que les intérêts. Ainsi, n’a-t-on pas déjà surexploité, à mains endroits, les pêches, les forêts, l’agriculture, etc ? C’est ainsi que nous déclarions récemment le développement durable comme étant un concept dépassé.

La deuxième raison est que la richesse ne donne pas le bonheur. En effet, il est démontré, par de très nombreuses études, qu’au delà d’un niveau de vie permettant de satisfaire ses besoins de base et un peu plus, il n’y a pas de corrélation entre l’accroissement de richesse et bien-être des individus. Les milliardaires cupides sont-ils plus heureux ? L’attitude entretenue par les individus de se comparer à plus riche que soi et à vouloir avoir ce qu’ils ont, provoque une spirale inflationniste qui n’est pas saine ni pour les personnes ni pour l’environnement. Ne sommes-nous pas déjà une des sociétés les plus riches du monde ? Est-ce le manque de richesse ou le partage de celle-ci qui fait défaut ?

La troisième raison a trait à l’importance de maintenir les valeurs des québécois principalement du côté humain plutôt que de les déplacer sur le plan prioritairement économique et matériel. Vous savez ce qui arrive, dans un couple par exemple, quand un des deux conjoints déplace sa priorité de l’amour de son partenaire et de ses enfants vers l’argent et le travail… L’esprit matérialiste n’a-t-il pas déjà suffisamment envahi les valeurs des québécois ?

Ne devrions-nous pas plutôt nous fixer comme objectif collectif, l’accroissement du BNP (Bonheur National Brut) plutôt que l’augmentation du PNB (Produit National Brut) ? Pour ce faire, nous ne croyons pas que ce soit par des moyens associé à la création de la richesse comme : la recherche viscérale du profit, l’accaparement des richesses par quelques-uns, la stimulation de la compétition et de la concurrence entre les personnes et les organisations, l’exploitation sans limite des ressources, la stimulation d’une consommation effrénée ou l’individualisme érigé en mode de vie qui nous permettent d’y arriver à ce BNP.

Plutôt que de créer de la richesse, nous croyons qu’il y a urgence d’agir dans une toute autre direction. Celle-ci serait faite de juste mesure en toute chose, de recherche de simplicité, de modération, du respect de l’environnement physique et humain, de justice sociale, de priorité accordée à la famille et aux relations humaines et de place importante donnée à l’éthique, la morale et la spiritualité dans nos vies et dans nos sociétés.

Pascal Grenier, simplicitaire

La création de la richesse, paru dans Presse-toi à gauche, le 16-03-2010.

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Les salaires exorbitants des banquiers

 

 

Article paru dans Cyberpresse (8-04-2010)

 par Pascal Grenier

      Depuis quelques années, nous observons une montée vertigineuse des rémunérations des principaux dirigeants des banques, compagnies d'assurances et caisses populaires.

Ces excès créent un sentiment de malaise et de gêne dans la population. En effet, les écarts de revenu entre les dirigeants et les travailleurs de la base sont tellement grands qu'ils deviennent une injustice sociale.

Cette situation, qui va d'ailleurs toujours en s'amplifiant, est favorable au développement de comportements criminels dans notre société, lesquels vont éventuellement se manifester de plus en plus, comme dans plusieurs pays où il y a beaucoup d'écart entre les classes sociales

De plus, il est démontré que la grande majorité des gens riches, par leurs comportements ostentatoires, provoquent des sentiments d'envie. Ces sentiments amènent beaucoup de gens dans une spirale ascensionniste de surconsommation, ce qui crée l'endettement excessif de plusieurs, ce qui est également très mauvais pour l'environnement. Effectivement, et même si on ne le dit pas souvent, la consommation et la dégradation de l'environnement sont intimement liées.

Je ne crois pas que votre rémunération de 1,56 million de dollars soit raisonnable, Mme Leroux. On utilise fréquemment l'argument voulant que d'autres dirigeants de banques ou d'autres compagnies gagnent plus. À mon avis, c'est là une continuelle surenchère qui n'a aucune base véritablement logique.

Même la question de rémunération élevée pour garder les gens compétents, voire exceptionnels, ne tient pas la route car la cupidité est une très mauvaise valeur pour un bon leader.

En fait, la rémunération des dirigeants devrait plutôt être basée, en grande partie, sur les véritables besoins, puis sur des considérations comme la compétence et les responsabilités.

Le revenu d'une personne ne devrait pas dépasser 200 000$ à 300 000$ pour les postes les plus prestigieux. Le premier ministre Charest ne reçoit-il pas 257 000$ comme premier ministre, incluant le salaire versé par le Parti libéral du Québec? À mon avis, ces salaires sont amplement suffisants pour combler tous les besoins raisonnables dans notre société.

Même si vous n'êtes pas la plus haute salariée au Québec, je m'adresse à vous parce que vous êtes la personne la plus susceptible de démarrer un mouvement de recul chez les hauts salariés.

Pourquoi vous? Mais d'abord parce que vous êtes une femme et que les femmes sont habituellement plus connectées aux valeurs humaines que les hommes. Aussi parce que vous êtes dans le monde de la coopération et de la solidarité, qui sont par définition des valeurs communautaires. De plus, dans un mouvement coopératif comme celui que vous dirigez, le partage équitable des profits n'est-il pas à la base des principes de coopération? Finalement, parce que la Caisse d'économie solidaire est ma caisse depuis plusieurs années et que mon compte de banque a toujours été dans une caisse populaire depuis mon enfance.

Si jamais vous acceptiez de renoncer à ce salaire faramineux, vous pourriez provoquer un mouvement d'adhésion à la caisse pour les gens, qui comme moi, cherchent une institution financière et une compagnie d'assurance où on y fait une bonne gouvernance. Une bonne gouvernance est, entre autres, que les dirigeants n'ont pas un comportement cupide.

J'espère, Mme Leroux, que mes arguments auront su vous convaincre des méfaits de comportements financiers prédateurs et des bienfaits d'une approche raisonnable et généreuse sur le plan des rémunérations.

* L'auteur adresse cette lettre ouverte à Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins

Cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/opinions/201004/08/01-4268557-les-salaires-exorbitants-des-banquiers.php

 

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Du bon et du mauvais

 

Article paru dans Cyberpresse (4-11-2010)

par Pascal Grenier

 

En réaction au texte «Composter, oui, mais pas trop» de la journaliste Isabelle Mathieu

      Commençons par «le bon». M. Loranger ne désire pas de collecte porte-à-porte de la matière organique à L'Ancienne-Lorette. Pour une ville de banlieue, ceci nous apparaît une bonne décision.

En effet, plutôt que de viser la récolte de toute la matière organique, il vaut mieux l'optimiser (rendement-prix) en faisant la promotion du compostage domestique. Malgré qu'aucune étude n'ait été faite sur ce sujet, nous croyons que le compostage domestique en banlieue est la meilleure solution sur les plans financier, environnemental et social. En effet, cette dernière solution est la moins dispendieuse (pas besoin de camions ni d'usine), produit le moins d'impacts sur l'environnement (pas de pollution par les camions) et laisse à chacun le libre choix de la façon de gérer la matière organique qu'il produit chez lui.

Voyons maintenant «le mauvais». De toute évidence, M. Loranger à un parti pris négatif à propos du compostage domestique. Il avoue vouloir en limiter le nombre d'adeptes sur son territoire. Lorsqu'il dit que «quand on vit dans une ville, on n'est pas en campagne et les gens n'ont pas à devenir des éboueurs», il y a là soit un manque de connaissances, soit un manque de de respect ou carrément du mépris pour ceux qui pratiquent cette activité. Le règlement que prépare M. Loranger démontre un niveau de connaissance très faible des techniques de compostage. En effet, alors que tout ceux qui font du compostage savent que ça prend deux composteurs, dans lesquels on alterne l'accumulation de matière organique dans l'un et le mûrissement dans l'autre, M. Loranger ne permettra qu'un seul composteur par habitation. De plus, il n'y a aucune raison d'exiger de mettre les composteurs à cinq mètres de la ligne de propriété, à un endroit ombragé et à l'abri du vent, d'exiger un brassage toutes les semaines et d'empêcher l'usage de l'eau de l'aqueduc pour effectuer le contrôle de l'humidité des composteurs.

De toute évidence, on cherche, par ce règlement, à décourager les gens qui pourraient être désireux d'adopter cette méthode très écologique de gestion d'une partie de leurs déchets. M. Loranger, j'irais bien volontiers vous porter gratuitement un composteur domestique (où même deux) si vous voulez objectivement en faire l'essai. Ainsi, vous parleriez moins à travers votre chapeau.

Pascal Grenier, responsable

Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

 

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Un obstacle majeur à la protection de l’environnement

 

Article de Pascal Grenier dans la revue belge "Ici et Maintenant", numéro juillet-septembre 2010.

Il s'agit d'une revue Zen consacrée à la spiritualité et à l'écologie. 

Le même texte est paru dans le bulletin du GSVQ  #7,2

 

 

Au Québec, lorsque vous demandez aux gens ce qu’ils font pour protéger l’environnement, ils vous répondront presque immanquablement, « je fais mon recyclage ». D’autres plus engagés vont dire j’achète le plus possible local et bio. D’autres enfin, diront je fais du compostage.

Cependant, ces gestes, quoique valables, restent d’une importance environnementale limitée et sont relativement faciles à aborder dans une conférence ou une discussion. Toutefois, plusieurs thèmes, mentionnés ci-après, ont un impact environnemental significatif voire majeur et sont beaucoup plus difficiles à présenter en public.

Avoir ou non des enfants ;

Utiliser l’avion pour des voyages non essentiels ;

Avoir une maison et /ou un véhicule surdimensionné par rapport à ses besoins ;

Manger fréquemment de la viande ;

Promouvoir un meilleur partage des richesses (des dirigeants de compagnies d’assurances et de banques gagnent des millions) et des ressources (86 % des ressources de la planète sont utilisées par 20 % de l’humanité) ;

L’étalement urbain est un des problèmes environnementaux aux plus grandes conséquences.

L’obstacle majeur pour protéger l’environnement réside dans le fait que les importantes questions qui précèdent ne peuvent pratiquement pas être abordées en public. En effet, en soulevant ces thèmes, il y aura toujours plein de gens qui se sentiront jugés. L’un aura une grosse maison, l’autre demeurera en banlieue éloignée, enfin un troisième fera son voyage annuel en Floride. Même si le sujet est bien fondé sur le plan environnemental, le sentiment de culpabilité ou d’être jugé prendra généralement le dessus et se transformera en retrait, en défense ou en critique.

Si l’on ne peut véritablement parler des problèmes écolo­giques les plus importants, comment alors protéger l’environnement efficacement ?

 

Pascal Grenier, resp.

Groupe de simplicité volontaire de Québec