Le GSVQ dans les médias

en 2011 et 2012

 

 

 

Nappe phréatique et gaz de schiste

 

Article paru dans le Soleil (29-05-2011)

par Pascal Grenier

 

          Je voudrais démontrer ici, l’importance de la contamination des nappes phréatiques par l’exploitation des gaz de schiste, à la lumière de l’expérience récente de la gestion des dépotoirs au Québec.

 

          Il y a quelques années, le gouvernement, constatant la contamination des nappes phréatiques par les dépotoirs de déchets domestiques, exigeait des municipalités et des MRC responsables qu’elles se dotent de terrains étanches et qu’elles récupèrent et traitent les eaux de lixiviation. Ces eaux sont le mélange chimique qui se retrouve au fond des sites d’enfouissement.

 

          Tous ces travaux, fort coûteux, ont été effectués afin de prévenir la contamination de puits artésiens situés parfois assez loin des sources de pollution. Effectivement, il est constaté que l’eau dans le sol migre parfois rapidement et assez loin.

 

À la lumière de cette expérience, comment peut-on envisager la contamination des nappes phréatiques en de nombreux endroits par l’exploitation des gaz de schiste?

 

 

Pascal Grenier, responsable

Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

 

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Publicité utilisant des enfants

 

Article paru dans Le Devoir (30-08-2011), Le Soleil (papier), JournalMétro Montréal, Presse-toi à gauche

par Pascal Grenier

 

          L’une des premières occasions où j’ai remarqué un commercial faisant appel à des enfants, La Banque Laurentienne présentait, sur des panneaux réclames le long des rues, des jeunes d’à peine 10 ans, incitant leurs parents à acheter une maison.

 

          Plus récemment, une autre publicité, à la télévision cette fois, utilisait un enfant pour annoncer, avec des arguments d’adultes, les qualités d’une voiture utilitaire de marque Dodge Grand Caravan.

 

          Finalement, et la pire celle-là, est une publicité de Cola-Cola qui présente un élève vantant les mérites de son père qui livre de la boisson gazeuse à son école. L’enfant termine même en mentionnant que son père apporte le bonheur.

 

          Je trouve que ces publicités sont abusives et manipulatrices, car elles profitent de la naïveté et de l’authenticité naturelle des enfants pour inciter les parents à consommer. Dans le dernier cas spécialement, associer la consommation du Coca-Cola au bonheur est complètement inapproprié.

 

Pascal Grenier, resp.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

(418) 990-0006

 

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/330323/lettres-les-enfants-et-la-publicite

 

http://www.journalmetro.com/chroniqueurs/article/955639

 

http://www.pressegauche.org/spip.php?article7965

 

 

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La simplicité volontaire en famille

        À une époque où la surconsommation est omniprésente, certaines personnes font le choix d'une vie exempte d'excès et de superflu. Toutefois, peut-on opter pour la simplicité volontaire aussi facilement lorsqu'on a des enfants? Au Québec, plusieurs parents en ont décidé ainsi.

Isabelle Robitaille et Jean-Guy Nadon sont en couple depuis huit ans. Ils vivent en banlieue de Québec et ont trois enfants âgés entre 4 et 7 ans. Isabelle affirme que l'envie de vivre de façon plus responsable est apparue à la naissance de son aîné. « C'est la famille qui m'a amenée à me questionner à propos de ce que j'avais à faire pour être un meilleur parent », explique-t-elle.

En naviguant sur Internet, elle a découvert le Groupe de simplicité volontaire de Québec et a pris part à un atelier d'introduction qui l'a grandement intéressée. Toutefois, le changement ne s'est pas fait du jour au lendemain. « Ça fait son petit bout de chemin. Ça ne se fait pas drastiquement, loin de là », ajoute-t-elle, précisant que le fait d'avoir des enfants n'a pas freiné son intérêt pour la simplicité volontaire et son application concrète au quotidien.

La simplicité, au quotidien

La mère de famille explique avoir rapidement modifié l'alimentation de la maisonnée. « La simplicité volontaire évolue dans le temps. Tout n'est pas parfait. On doit doser pour trouver l'équilibre », précise celle qui a carrément aboli la viande avant d'opter pour une alimentation combinant les repas de viande et les repas végétariens. Elle explique avoir fait l'acquisition d'un bout de terrain afin de cultiver un potager. « Ça permet de montrer aux enfants d'où vient ce qu'on mange, mais aussi que tout ne s'achète pas simplement à l'épicerie », ajoute-t-elle.

L'emploi de couches lavables a aussi été pour la famille un choix aussi économique qu'écologique. Madame Robitaille confie toutefois avoir toujours eu sous la main quelques couches jetables, pour dépanner.

Leurs enfants ont accès à une bonne variété de jouets à la maison. Ceux-ci proviennent souvent de la Joujouthèque, un organisme qui en fait le prêt. « Ils savent qu'on les a pour 3 ou 6 semaines. Ils vivent dans l'excitation d'aller en chercher d'autres », affirme Isabelle. Pour acheter des livres ou des jouets usagés, elle se tourne vers la Ressourcerie, une entreprise d'économie sociale de récupération, réutilisation et revente de surplus domestique.

Pour l'habillement, elle confie ne jamais avoir à acheter de vêtements neufs, utilisant plutôt les dons d'une amie aussi mère de famille. N'aimant pas le magasinage, elle avoue apprécier cette façon de faire qui lui permet aussi de belles économies d'argent, mais aussi de temps.

Quant aux cadeaux des enfants lors des différentes fêtes, ils sont limités à un. À cela s'ajoutent plusieurs autres présents. « Ils en reçoivent partout », ajoute-t-elle. Par ailleurs, la famille affectionne les cartes et les cadeaux faits à la main afin d'offrir à l'entourage.

La réaction des enfants

Les trois enfants, élevés dans la simplicité volontaire depuis leur naissance, n'ont jamais posé de questions sur le mode de vie choisi par leurs parents. « Je n'ai jamais dit les mots simplicité volontaire avec les enfants. On va parler des actions, pas du mode de vie en général » explique-t-elle. Selon elle, si son aîné convoite certaines choses que ses amis peuvent posséder, il ne le fait pas plus souvent que les autres enfants de son âge et comprend bien qu'il ne peut tout obtenir.

Et le travail dans tout ça?

Par choix, Isabelle, travailleuse sociale en milieu hospitalier, travaille depuis plusieurs années à temps partiel le soir. Jean-Guy, lui, a décidé de travailler de la maison comme courtier à la bourse. « Je voulais faire en sorte que les enfants soient loin du rythme effréné de la vie quotidienne. Je tenais vraiment à être le plus possible à l'écart de ça », affirme-t-elle. Elle ajoute que le fait qu'aucun réveille-matin ne sonne en début de journée et que la famille puisse vivre à son rythme compense la baisse de salaire occasionnée par leurs choix.

La simplicité volontaire pour tous

« Si on a des enfants, il faut leur faire comprendre le pourquoi du changement qu'on amène et leur faire prendre conscience des impacts », conseille Isabelle Robitaille. Elle suggère de commencer en choisissant un aspect de notre consommation quotidienne qu'on souhaite modifier et d'approfondir la question en se renseignant à ce sujet. Que ce soit le transport, l'alimentation, les jouets, les cadeaux, les vêtements, les produits de beauté, tout peut y passer. Cette dernière ajoute l'importance d'y aller petit à petit lorsqu'on désire essayer de vivre plus simplement. « Il faut faire ça graduellement, sinon ça bouleverse tout le monde », conclut-elle.

La simplicité volontaire en famille, entrevue de la famille d’Isabelle Robitaille pour MSN-Canada Finances, par Dominique de Loppinot, 6-10-2011

 

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Un plan B pour le compostage

Article paru dans Le Soleil le 10-11-2011

par Pascal Grenier

 

La Ville de Québec, après avoir tenté de faire accepter son programme de compostage municipal, est à la recherche d'un plan B. Les principales choses qui achoppent :

 

- l'inacceptabilité sociale du site de maturation du compost à St-Augustin-de-Desmaures et les demandes d'une bâtisse fermée donc beaucoup plus dispendieuse;

 

- le coût élevé de la collecte porte-à-porte;

 

- la nécessité de laver périodiquement les bacs à compost vu le développement de vers blancs au fond des bacs.

 

Tout ces coûts et ajouts rendent, par conséquent, le programme général de compostage de la ville très cher.

 

Le Groupe de simplicité volontaire de Québec propose à la ville d'adopter comme plan B, le compostage domestique (c'est-à-dire d'utiliser des composteurs aux résidences) dans les banlieues et partout où les terrains le permettent. Ce type de compostage est moins dispendieux, en plus de rendre les gens responsables de leurs déchets. Ça permet aux personnes qui font ce type de compost d'utiliser leur production sur leur propre terrain donc pas de problème à trouver un déboucher pour le compost mature. Des incitatifs réglementaires et financiers (accorder une réduction de taxe) pourraient aider à convaincre les gens récalcitrants à gérer leur matière organique chez eux.

 

Cette approche par le compostage domestique ne règlerait pas tous les problèmes, mais pourrait réduire considérablement la taille de ceux-ci.

 

Pascal Grenier, resp.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

 

Un plan B pour le compostage, par Pascal Grenier, paru dans Le Soleil le 10-11-2011

 

 

-  2012  -

 

L’îlot Irving, surtout ne pas abandonner

 

Article écrit en février 2012, non encore publié.

 

          Le débat autour du projet de développement de l’Îlot Irving avant et après le référendum a soulevé bien des passions. Après coup, on peut croire que tout est allé un peu vite et que le débat n’était pas terminé lors de la tenue du référendum. En effet, des éléments de contestation du projet semblent ne pas avoir reçu de réponses avant le vote des citoyens.

 

          Le projet tel que présenté par GM Développement et la Ville présentait plusieurs éléments très positifs :

-        Le principe de densification du centre-ville et par conséquent de lutte à l’étalement urbain;

-        La mixité sociale en faisant une place importante à une coop d’habitation;

-        Le stationnement souterrain avec des emplacements réservés à l’autopartage;

-        Un toit vert.

 

Le déroulement des évènements a présenté certaines lacunes :

-        La prise de position de la ville très ouvertement pour le oui, alors que celle-ci doit être là pour satisfaire l’ensemble des citoyens ce qui nécessitait un devoir de réserve dans les circonstances;

-        Le maire qui crée une rivalité intergénérationnelle qui en plus d’être peu fondée est contre-productive;

-        Les menaces du maire d’abandonner le projet dans le but de punir ou de se venger des gens qui ont dit non à « son plan de développement ».

 

Plutôt que de tout abandonner, la ville et le promoteur devraient laisser retomber la poussière et reprendre le travail en cherchant à harmoniser les positions de chacun. Par exemple, n’est-il pas possible d’enlever un ou quelques étages tout en restant rentable. La localisation des appartements de la coop mérite d’être discutée davantage.

 

          Pour ce qui est de la création de zones franches où la consultation populaire ne serait plus permise, nous croyons que ce n’est pas là une bonne idée et qu’il vaut mieux conserver la plus large démocratie possible.

 

Comme toujours, lors d’un échec, il faut voir comment s’en inspirer pour s’améliorer.

 

Pascal Grenier, prés.

Groupe de simplicité volontaire de Québec

(418) 990-0006

 

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Place de la simplicité volontaire dans l'avenir de notre société

Article paru dans Presse-toi à gauche! le 9-01-2012, et  Cyberpresse 17-01-2012

par Pascal Grenier

        Quelle est la place de la simplicité volontaire dans l’avenir de notre société ? D’abord, disons-le tout de suite, et contrairement à ce qui est véhiculé abondamment dans le public, la simplicité volontaire n’est pas la pauvreté. C’est plutôt une forme d’abondance non matérielle et de liberté d’action, les deux favorisés par une vie sans excès. C’est aussi la recherche d’une répartition plus égalitaire de la richesse, d’une meilleure protection de l’environnement et le développement d’une vie spirituelle qui s’oriente vers la découverte d’un sens à sa vie.

Dans cette courte définition de la simplicité volontaire, on peut voir qu’elle contient les principaux éléments pouvant représenter un nouveau paradigme pour notre société et les composantes majeures pour un bonheur individuel et collectif.

Notre monde est actuellement soumis à une forme d’anxiété environnementale résultant de menaces dont les solutions nous échappent en grande partie. L’abondance non matérielle caractérisée par la satisfaction des vrais besoins seulement est une réponse à cette anxiété. L’endettement raisonnable des individus et des gouvernements est aussi un gage de liberté d’action qu’offre la pratique de la simplicité volontaire. De plus, la répartition plus égalitaire de la richesse réduit le gaspillage des personnes riches et réduit aussi les tensions dans le corps social. Enfin, notre monde bénéficierait beaucoup du développement spirituel se caractérisant par la maîtrise de l’esprit et la découverte du sens de la vie de chacun.

Actuellement, un très grand nombre de personnes dans notre société sont soumises au stress du temps, de la productivité et de la compétition. Nous sommes de plus entraînés par une immense vague de surconsommation, qui pour plusieurs représente le sens de leur vie, et qui de plus détériore gravement notre environnement. La simplicité volontaire, par son approche raisonnable et touchant la plupart des aspects fondamentaux de nos problèmes de société, apparaît comme la possibilité d’un nouveau paradigme comme réponse à cette dérive.

Pascal Grenier, responsable

Groupe de simplicité volontaire de Québec

Place de la simplicité volontaire dans l'avenir de notre société   par Pascal Grenier, paru dans le journal Presse-toi à gauche! le 9-01-2012, et sur Cyberpresse le 17-01-2012

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