Noël en toute simplicité
Articles parus en 2009, 2007, 2006 et 2003
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Ce n’est pas parce
qu’on est un adepte de la simplicité volontaire qu’on ne
décore pas pour Noël. |
Décorations pour le temps des Fêtes
Penser
avant d'acheter
par Raymond Poirier, JOURNAL VOIR - 3 décembre 2009 http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1§ion=25&article=68153
Un arbre pour l'intérieur, un pour
l'extérieur. Des lumières multicolores. Diverses
ornementations. Voilà la base des décorations pour le temps des
Fêtes. Mais avant de courir au centre commercial, quelques conseils
pour un Noël plus responsable et écologique s'imposent. Premier conseil?
Récupérer! "Les vieilles décorations sont encore
belles! Il est peu probable que les gens se rappelleront quelles boules on a
mises dans le sapin l'an dernier", estime Mme Ferland. Si on doit
acheter, penser usagé ou local. Préconiser des produits
durables, biologiques, responsables, écoénergétiques. Se
demander si on ne pourrait pas le faire soi-même. "On peut faire
des miracles avec des branches de sapin, des cocottes. En famille, ça
peut devenir un jeu", poursuit Pascal Grenier. Un changement est
nécessaire? Pourquoi ne pas échanger les décorations
avec amis ou famille? Et le sapin:
artificiel, naturel? Pour ceux qui préfèrent sa version
artificielle, quelques questions: Comment a-t-il été
fabriqué? D'où a-t-il été transporté?
Combien de temps compte-t-on l'utiliser? "Nous, on a un arbre artificiel,
mais on le remet chaque année", souligne M. Grenier. Selon
Équiterre, on doit compter 20 ans de réutilisation pour
compenser les émissions de GES qui ont été
générées pour sa conception. Si on préfère
un sapin naturel, il faut éviter d'y mettre glaçons
scintillants ou neige vaporisée, question qu'il se qualifie pour la
récupération. Autre option: oublier le sapin. "Oui, on
peut toujours acheter un sapin artificiel de seconde main, mais on peut aussi
décorer l'intérieur de la maison, se demander ce qu'on pourrait
faire à la place", suggère Amélie Ferland. L'essentiel, dans tout
ça, c'est peut-être le défi du "faire
autrement", estime Mme Ferland. "On ne veut pas culpabiliser les
gens. Notre but, c'est de les allumer, de les amener à trouver la
petite chose qui va leur faire plaisir et les sortir de l'ordinaire." www.equiterre.org * * * The
gift of simplicity, par Jeff Heinrich,
journaliste de «The Gazette » de
Montréal : un interview de Pascal et Monique ainsi que de membres
du RQSV sur le Noël simplicitaire, 17 décembre 2009 * * * Canoë.ca, vendredi 23-11- 2007 Journal de Québec, dimanche 25-11-2007
La fête de
Noël, jadis un événement familial de partage et
d’amour, est devenue aujourd’hui une fête de la
surconsommation et de la matérialisation, et ce, trop souvent aux
détriments des vraies valeurs. En ce sens, le Groupe de
simplicité volontaire de Québec (GSVQ) propose un retour aux
sources avec un Noël en toute simplicité. La simplicité volontaire est
une philosophie de vie qui propose des modes d’action qui remettent en
question tous les aspects de « Il est question de faire
passer l’être avant l’avoir, sans tomber dans
l’extrémisme. Le mouvement de la simplicité volontaire
n’est pas une secte ou une religion. Ça ne veut pas dire non
plus qu’il faut devenir pauvre!», explique Selon Cadeaux « L’échange de
cadeaux est un geste significatif d’affection. Mais donner un seul
cadeau à chacun de nos proches ou opter pour un échange
familial suffit amplement. Et il faut faire des choix économiques
respectant des valeurs écologiques et d’équité. Le
partage d’activités ou de jeux durant la journée de Noël
est aussi extrêmement enrichissant », souligne la coordonnatrice.
Son conjoint, qui a fait
carrière comme ingénieur au ministère du
Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, donne
quelques idées-cadeaux. « On peut offrir des cadeaux
usagés comme des antiquités, des cadeaux équitables qui
proviennent de boutiques spécialisées, des produits
québécois, des objets qu’on possède et qui ont une
valeur significative pour nous, des paniers de produits alimentaires
cuisinés à la maison ou encore, on peut donner du temps
à travers des activités », donne-t-il en exemples. Repas « La première
recommandation est de préparer un repas communautaire où chacun
est invité à cuisiner une partie du repas. On
considérera aussi un autre aspect important : acheter des aliments
équitables, biologiques et écologiques. Il faut ensuite
éviter la vaisselle jetable et les serviettes de table en papier et
opter pour laver la vaisselle en famille », énumère Décorations Il faut également mettre
à l’avant-plan les produits naturels, en commençant par
faire l’acquisition d’un arbre de Noël naturel et sauvage
qui n’aura pas été cultivé, d’après M.
Grenier. L’utilisation de branches de pin, de bûches de bouleau,
de cocottes de pin et de rubans récupérés peut aussi
représenter un excellent moyen de décorer en toute
simplicité. « L’esprit des
fêtes, c’est de partager du bon temps! On n’a pas besoin de
mettre le paquet pour avoir un Noël réussi », conclut le
responsable du GSVQ.
puis dans
le Journal de Québec dimanche 25-11-2007 http://noel.canoe.ca/noel/actualites/archives/2007/11/20071123-201533.html
* * * Cyberpresse : mardi 19
décembre 2006 LeSoleil (copie papier) :
mercredi 20 décembre 2006 UN NOËL DE SIMPLICITÉ VOLONTAIRE Des fêtes pas
compliquées Francis Higgins Le Soleil Collaboration spéciale Québec Sous le sapin de Pascal Grenier, un adepte de la
simplicité volontaire, on ne risque pas de trouver de PlayStation 3.
Ça ne veut pourtant pas dire que sa famille et lui ne se gâtent
pas pour Noël. Il
fait souvent cadeau de son temps : prendre un instant pour cuisiner des mets
pour d’autres, ou réserver un moment pour une activité
avec un ami ou un parent. Ses idées préférées :
remettre à son enfant un livre contenant ses recettes favorites ou
encore prendre du temps pour lui apprendre à bien investir son argent. Simple mais pas
austère Et
pour les repas de Noël, c’est la formule du pot luck qui
prévaut : chacun apporte une partie du repas.
Le Soleil Noël:
Lanthier, Manon DERNIÈRE DE
TROIS Nous
abordons le dernier droit avant Noël. Et la liste des tâches
à faire n'en finit plus de s'allonger, tout comme la liste des cadeaux
à dénicher ! Il est pourtant possible de s'en sortir sans y
laisser sa raison, ni son compte en banque. Il y a également moyen de
vivre cette période de réjouissances avec une tout autre
approche. LE SOLEIL publie aujourd'hui le troisième et dernier texte
de sa série visant à vous proposer des pistes et des trucs pour
profiter pleinement de cette période de réjouissances. Un Noël simple,
c'est possible. Il suffit d'en avoir la volonté ou plutôt... la
simplicité volontaire ! Inutile
de courir chercher vos bas de laine et vos sandales. La simplicité
volontaire ne réside pas dans le granola et le macramé. Elle
n'est pas non plus synonyme de privation et d'autarcie sur une terre
reculée de campagne. La simplicité volontaire, c'est avant tout
la recherche de l'équilibre. Équilibre entre désirs et
besoins réels, entre travail, loisirs et famille, entre les riches et
les pauvres. C'est
un mode de vie qui a sûrement autant de définitions qu'il a
d'adeptes. Pascal Grenier est le responsable du Groupe de simplicité
volontaire de Québec, fondé en 2001, et qui compte maintenant
plus de 400 membres dans la région. Sa maison est coquette, peinte en
bleu avec des pierres des champs, tout près de la grande côte de
Beauport. Rien qui annonce un mode de vie différent. Un abri d'auto,
une voiture... À l'intérieur, les planchers ne sont pas en
terre battue, mais en tuiles de céramique et en bois. "On
associe la simplicité volontaire à la pauvreté, au
dénuement excessif", dit-il. Il n'en est rien. Il faut avant tout
éviter la surconsommation. "C'est une recherche de la juste
mesure, explique M. Grenier. Il faut satisfaire nos besoins raisonnables
plutôt que consommer selon nos moyens. Ce qui est raisonnable pour moi,
n'est pas la même chose pour toi. Moi, j'aime le vin, mais je ne voyage
pas en avion parce que je trouve que c'est trop polluant." Acheter usagé ou
équitable C'est
bien beau tout ça, mais comment apprêter la simplicité
volontaire à la sauce Noël ? "Le temps des Fêtes est
l'illustration de la consommation. Tout ce qu'on pense à acheter comme
cadeau, c'est un objet neuf, qu'on emballe dans du beau papier neuf,
déplore Pascal Grenier. On ne pense pas à donner de
l'usagé, du temps, un service. On veut donner de belles choses pour
montrer nos sentiments. On axe sur la consommation à outrance." Donner
des objets usagés, ça ne veut pas dire se débarrasser de
ses vieilles affaires. L'an dernier, Pascal Grenier et sa conjointe, Monique
Tardif, n'ont rien acheté de neuf à leurs enfants respectifs.
David a reçu une caméra vidéo, Guillaume, une trompette,
les autres, des antiquités dénichées lors d'un encan, en
novembre. Cette
année, le couple se tourne vers le commerce équitable. Tant
qu'à acheter neuf, au moins, leur consommation aura un impact social.
"C'est la voie privilégiée pour le développement
des pays en sous-développement. On donne un juste prix pour le
même travail et les mêmes produits, soutient l'ancien
ingénieur du ministère de l'Environnement. Ça doit
passer par là." Et
la gamme des produits équitables est plus variée que le
café ou le chocolat. "Nous sommes allées à la
boutique Équimonde, raconte-t-il. On a fait nos emplettes de Noël
là. Ce n'est pas grand, mais on n'est pas parti avec des idées
de cadeau en tête. On s'est dit, on va voir à la boutique ce qui
pourrait intéresser les enfants. Une fois, on a acheté pour 150
$ !" Emballages et
décorations Et
ils n'emballeront pas leurs présents dans des papiers
métalliques, mais plutôt dans du papier recyclé ou des
sacs cadeaux récupérables. "On peut aussi utiliser les
emballages de feuilles pour les photocopieurs que les enfants colorient ou
les pages de bandes dessinées dans le journal." La
simplicité volontaire s'applique aussi aux décorations. Il n'y
a pas de gros bonhomme de neige en toile muni d'un système de
soufflerie et d'une lumière devant la maison des Grenier-Tardif.
"On récupère les décorations des années
passées, on ne suit pas la mode, affirme M. Grenier. Je n'ai pas de
sapin en fibre optique. Quand j'ai vu ça, je me suis dit : v'la les
nouvelles technologies dans les arbres de Noël ! C'est comme les
glaçons de lumières, là tout le monde en a et ça
va être remplacé par autre chose l'année prochaine ou
dans deux ans." Pour
le fameux sapin de Noël, le Groupe de simplicité volontaire a
établi une entente avec un producteur agricole de l'île
d'Orléans. Les familles peuvent couper leur arbre sur sa terre au
coût de 12 dollars : "Ça évite d'acheter des arbres
qui ont été cultivés avec plein de pesticides,
d'insecticides et d'engrais chimiques pour avoir la forme parfaite." Et
ça permet de créer de beaux souvenirs ! D'autres façons
de fêter autrement Vous
avez plutôt le coeur à dépoussiérer les traditions
de Noël cette année ? Il y a plusieurs façons d'y arriver.
Côté
changement, un Noël sous les palmiers est nécessairement le
dépaysement par excellence. Si le sud est à la portée de
votre bourse, les destinations les plus courues sont la République
dominicaine, le Mexique et Cuba. Mais cette option n'est pas très
tendance dans la capitale : "Noël n'a jamais été
notre plus grand vendeur, explique Johanne Tétrault de l'agence de
voyages Laurier Du Vallon. Les gens de Québec sont des gens qui
fêtent en famille." Certains vont plutôt recréer le
sud à petit prix dans le salon familial : même la dinde aura un
autre goût en bermudas sur une chaise de plage, alors qu'il fait -
40°C dehors. La
bouffe est souvent l'élément clé de toutes les
réceptions. Ce n'est pas pour rien que les inscriptions au gym et aux
groupes d'amincissement montent en flèche en janvier ! La table peut
donc devenir scène de changement, si le ragoût de pattes
cède sa place à un mets traditionnel d'une autre
communauté ethnique. Internet regorge d'exemples de traditions
polonaises, espagnoles, mexicaines... À la Guadeloupe, c'est le cochon
qui occupe le centre de la table, au Portugal, la morue, la raie et les beignets
de citrouille. Il y a en a pour tous les goûts, à vous de donner
un air exotique à la fête. Même
seul, il y a moyen de souligner Noël dans la joie. Certains bars
organisent des réveillons pour les personnes seules. Pas envie de
sortir ? Depuis sept ans il y a un chat-o-thon dans Internet qui permet de
jaser avec des gens de partout. Pour s'inscrire à ce marathon de
clavardage, il suffit de se rendre à l'adresse psychomedia.qc.ca. Une
bonne façon de partager l'esprit de réjouissance des
Fêtes est de donner de son temps. Ça peut sembler moralisateur,
mais faire du bien, ça fait du bien ! Les occasions de s'adonner au
bénévolat sont nombreuses : l'Opération Nez rouge
(www.operationnezrouge.com ou 653-1492) a toujours besoin de renfort la
veille et le jour de Noël, plusieurs paroisses organisent des
activités, tout comme les refuges pour sans-abri et organismes de
charité. Il suffit de se renseigner, la main tendue sera vite saisie !
Trop
plein de béton et ras-le-bol du rythme de vie effréné de
la ville ? Prenez le chemin des bois. De plus en plus de familles
décident de louer un chalet dans une pourvoirie et de profiter des
activités de plein air qu'elles offrent : ça creuse
l'appétit pour la bûche de Noël ! Il y a plusieurs endroits
où s'évader à proximité de la région.
Décrochage garanti ! INFOS POUR TABLEAU : Quelques adresses : Groupe de
simplicité volontaire de Québec, (pour se procurer la brochure
ou pour informations) : 660-5579 ou de préférence par courriel
à moncot@oricom.ca. Produits équitables : Boutique
Équimonde, 365, Boul. Charest Est, 647-5853 Plan Nagua, 2350, Av.
du Colisée, 521-2250 La Brûlerie de
Café de Québec, 575, rue St-Jean, 529-4769 Produits récupérés : Bouquinerie Trait
d'union, Place Fleur de Lys, 682-8888 La Commode, 1500, av.
D'estimauville, 660-6000 La P'tite Fabrique,
3275, ch. Royal, Beauport, 660-7086 Réseau des
ressourceries du Québec (pour identifier la plus près de chez
vous), (514) 875-5869 Recyc-Québec
tient une liste d'autres commerces qui offrent de tels produits, 643-0394 Plein air : Fédération
des pourvoiries du Québec, 1-800-567-9009. (Leur brochure est en vente
dans les magasins Canadian Tire et Wal-Mart au coût de 3,95 $) Forêt
Montmorency, 846-2046 ou www.sbf.ulaval.ca/fm Parc national de la
Jacques-Cartier, 528-8787 Tourisme Québec,
1-877-266-5687 Autocueillette des
arbres de Noël : M. Marc-André
Paquet, 2470, ch. Royal, St-Pierre, île d'Orléans, 828-9981 |